vendredi 28 décembre 2007
Yvan Colonna condamné a perpetuité : une injustice évidente
Blog des Peuples en Lutte
http://forumdespeuplesenlutte.over-blog.com/

Le 12 décembre dernier, Yvan Colonna a été condamné à une peine de réclusion a perpétuité.
Le procès a pourtant mis en lumière son innocence.
Ce verdict était cependant prévisible, Yvan Colonna est le coupable désigné par le Président Sarkozy et l’appareil antiterroriste français, un acquittement remettrait en cause l’intégrité de ces deux entités.Comment admettre qu’en 10 ans d’enquête, après des centaines et des centaines de personnes interpellées, des vies, des familles brisés, des enfants traumatisés, comment admettre que la section antiterroriste française n’a pas su mener l’enquête a bien ? Il s’agit quand même du fleuron de la police française !
Dans un article précèdent nous
listions les nombreux éléments qui prouvaient l’innocence de
Colonna.Nous allons cette fois ci nous attarder sur les éléments dit a
charge.
La fuite
La fuite d’Yvan Colonna a été vécue par beaucoup de gens comme un aveux. Pourtant, pendant sa cavale il a écrit une lettre dans laquelle il clame son innocence et affirme vouloir prendre du recul. Mettez vous a sa place, vous savez que l’on vous soupçonne, vous savez que si on vous arrête vous allez croupir en prison pendant 4 à 7 ans, comme c’est très régulièrement le cas pour les détenus politiques corses.A cela ajouter le faite de voir votre photo à la une d’un célèbre magazine avec pour titre « Wanted tueur de prefet ». Que faites vous ? Vous risquez 4 ans de détention préventive ? Que vous soyez innocent ou coupable la logique de la fuite s’impose rapidement. La suite de l’affaire nous prouve qu’il a eu raison de fuir, durant sa cavale et sa détention préventive,des preuves de son innocence on été révélées et les dérives de la DNAT ont été dénoncées.
L’accusation du commando
Une partie du commando aurait avoué qu’Yvan Colonna est le tireur. Puis ces mêmes personnes sont revenues sur leurs déclarations.Pourquoi ?
Nul n’ignore les techniques d’interrogatoire de la DNAT, violences, intimidations, arrestations de proches pour faire pression.
Durant le procès on a entendu parler de PV « copier-coller » c'est-à-dire que les auditions se composent de copie d’autres auditions ! Ainsi les membres ont commandons ont signés des PV sans être dont ils ne pouvaient être sur de leur contenu.
Les aveux auraient été également soufflés, avec un scénario déjà fait d’avance.La personne gardée à vue n’avait alors plus qu’a signer pour mettre un terme à 90 heures de torture blanche.
Extrait du procès : Me Lemaire : « Et vous Madame quelle était votre conviction à ce moment-là, M. Colonna est-il coupable selon vous ou pas ? » Réponse : « Ma foi, la police le disait... moi je voulais juste rentrer chez moi et retrouver mes enfants (...). Ils me disaient qu’ils allaient les mettre à la DDASS ».
L’épouse de Pierre Alessandri s’est exprimée en ces termes : « J’entendais des coups, des gens pleuraient et le juge a menacé d’envoyer mes enfants à la DDASS » « J’étais perdue, j’ai signé sans regarder »
Voici des propos de Pierre Maranelli : « Je sais que c’est pas très honorable…J’ai vu son nom dans une déposition, puis je l’ais inclus dans tout ce qui se rapporte à moi…Je n’assumais pas ce que j’ais fait .Je cite Yvan Colonna comme une porte de sortie temporaire pour que ma femme sorte de garde à vue. »
Marcel Istria,(condamné a 20 ans de réclusion lors du premier procès) : « J’ai pris des coups.De fortes claques derrière l’oreille.On m’a montré des PV et on m’a dit que c’est du tel ou du tel.Quand tu sors,on va dire que tu es une balance.Comme je n’avais pas de femme et d’enfants,on m’a mis la pression autrement.Quand je disais çà c’est faux,on me frappait.Après on m’a dit : on va en faire nous un faux et tu passeras pour une balance.Comme quoi on peut faire des faux ! On m’a emmené ensuite à l’Hotel Dieu et j’ai toujours un problème de tympan aujourd’hui »
Rappelons que la condamnation de Castela et Andriuzzi à 30 ans de réclusion reposait sur de faux PV dont la nature a été révélée lors du procès en appel. Ce procès en appel a démontré les dérives de la DNAT et ces personnes présentées comme les intellectuels du commando ont été acquittées.
A propos de fausses preuves, n’oubliez pas que Mathieu Filidori a passé 2 ans en prison.Interpellé dans le cadre de la « piste agricole », des explosifs avaient été retrouvés chez lui.On appris plus tard que ces explosifs avaient été placés là par la DNAT !
Une pensée également pour Marcel Lorenzoni, interpellé également dans le cadre de la piste agricole sous de prétexte fallacieux et qui a passer 18 mois en prison avant d’être innocenté. Quel crédit accorder a des aveux fait dans un tel contexte ?
Les membres du commando, cherchaient ils a protégés d’autres personnes
en laissant l’accusation planer sur un homme en fuite ? C’est du moins
ce qu’ils ont laissé entendre.
Pourquoi Colonna ?
Si les aveux ont été suggérés, pourquoi s’en prendre a Yvan Colonna ?
D’abord Yvan Colonna est un ami d’Alessandri et Ferrandi. Et on le sait
bien les proches de nationalistes sont souvent surveillés et
interpellés (conf affaire Carlotti).Colonna est également connu pour
être un militant droit et honnête. Et puis, pourquoi Colonna, mais
pourquoi les centaines de personnes interpellées et suspectées durant
l’enquête.La police a quand même interpellée tous les éleveurs d’une
région de corse! Yvan Colonna n’est qu’un parmi d’autres.Ca aurait pu
être Filidori si les fausses preuves de la DNAT n’avaient pas été
découvertes ! Une fois de plus, rien de permet de dire que Colonna est coupable.
Une disculpation du bout des lèvres ?
Tous les membres du commando ont affirmé qu’Yvan Colonna était étranger a l’affaire de Pitrusedda et a l’affaire Erignac.On a lu et relu dans la presse les propos d’Alain Ferrandi présentés comme ambiguë : « Tu es un homme d’honneur. Si tu avais participé, tu aurais revendiqué. Par conséquent, je peux affirmer que tu n’y étais pas ». Notons que bien souvent la dernière phrase n’était pas citer...
Peut on vraiment y voir de l’ambiguïté ? Quoi qu’il en soit c’est le seul fait du procès qui est discutable, c’est le seul élément qui est sujet a appréciation.Le reste n’est que preuves et faits irréfutables.N’est ce pas mince pour gâcher la vie d’un homme et de sa famille ?
Le troisième homme
Un témoin affirme avoir vu trois hommes.La délocalisation du procès n’a absolument rien prouvé. Par contre une reconstitution aurait été sans doute beaucoup plus parlante.Au sujet de ce troisième homme, il s’agissait sans doute de Martin Ottaviani,le chauffeur du commando,qui affirme avoir fait le guet dans la ruelle.
La lettre du père d’Yvan Colonna à l’épouse de Claude Erignac.
Voici un extrait de cette lettre "Le soir du 6 février nous avons imaginé et partagé votre détresse. Aujourd'hui, pour lui, pour nous... nous vous demandons pardon ainsi qu'à vos enfants et à tous ceux à qui nous avons fait du mal" On peut comprendre la détresse et le doute d’un père face a un assassinat dont le principal accusé (et condamné d’avance) est son fils.Voici ses réponses lorsque l’accusation l’a questionné sur le sujet : « Le doute est humain » « Si vous voulez me faire admettre que j'ai eu des doutes de A à Z à ce moment là, je les ai eus » « Mais je ne les ai plus » « mon fils est i-nno-cent ».
Vous venez de lire les points « sensible » du dossier Colonna, y voyez vous des raisons de sa culpabilité ? Y voyez vous des raisons d’une condamnation a perpétuité ?
Un verdict révélateur
Le verdict lui-même prouve que les magistrats ont un sérieux doute. En effet Yvan Colonna n’a pas eu de période de sûreté (22 ans) comme Alessandri et Ferrandi.La réclusion à perpétuité assorti de 22 ans de sûreté est la plus lourde peine française.En ne l’appliquant pas Yvan Colonna, la cours admet qu’il n’est pas le tireur.Mais alors ou le place t on dans cette histoire ? Les magistrats disent l’avoir condamné sur intime conviction, en droit français l’intime conviction n’est utilisée que pour des acquittements, jamais pour des condamnations !
Nous voyons bien ici que la condamnation d’Yvan Colonna est éminemment politique,car son innocence désavouerait Nicolas Sarkozy qui a, à deux reprises bafoué, la présomption d’innocence de Colonna. De plus cela remettrait de nouveau en cause les méthodes de l’appareil anti terroriste français. Il fallait un coupable, ils en ont trouvé un.
La personnalité du Commandant Lebbos et de Roger Marion (DNAT).
C’est l’homme du faux PV contre Vincent Andriuzzi, celui du PV antidaté également.Cette homme qui a été accusé de vol de matériel et de coups et blessures sur sa femme était un pilier de la DNAT.C’est lui qui a interrogé Didier Maranelli,le premier à avoir signé des accusations contre Colonna.C’est cette personne qui a été dans la cellule de Colonna pour lui dire « On va s’occuper de toi,tu va en prendre pour 30 ans »
Lors du tapissage face a un témoin occulaire il a demandé a Colonna de porter des vêtements clair,tandis que les autres personnes « tapissés » était vêtu de manière sombre.Que faut il en conclure ?
Le commandant Lebbos a également constitué un faux en rédigeant une réquisition au nom d’un de ses collègues affirmant que le frère d’Yvan Colonna le suivait…Toujours ce même homme qui détourne la procédure pour retrouvé l’adresse de son ex femme.Ou encore qui enquête sur une femme juste parcequ’il la trouve fortement a son goût. Tout ceci a été dit pendant le procès et retranscrit dans l’hebdomadaire corse Arritti !
Rajoutez a cela Roger Marion pris en flagrant délit de mensonge face à la cour,tant il dit avoir entendu directement les aveux de Maranelli,tantôt il était sorti prendre une bière(!),tantôt on l’a informé par téléphone…no comment. Roger Marion était quand même le chef de la DNAT. Il est également accusé d’avoir créer des faux, torture dans d’autres affaires .
Est-ce là la crème de la police française ?
Des méthodes d’interrogations douteuses, une guerre des polices, une enquête qui part dans tout les sens, bafouant les droits de l’homme. Des enquêteurs prêt a tout pour trouver les coupables,la nécessité politique de designer un tireur,puis le lynchage médiatique.Voilà comment un berger corse se retrouve ennemi public numéro 1, puis condamné à perpétuité.
Cette condamnation est une insulte faite aux corses, mais également aux français. Cette décision prise en leur nom, et dont tout le monde sait qu’elle est injuste, envoie un message fort.
Espérons que, comme Castela et Andriuzzi, le procès en appel soit celui de l’acquittement.
Retrouvez les éléments qui innocente Colonna ici
samedi 22 décembre 2007
18/98: un jugement "arbitraire et injuste"
Le JPB
Les peines de 525 ans à l’encontre de 47 personnalités du monde culturel et social provoquent une réaction en chaîne
L’ex-président du PNV Xabier Arzalluz ; l’ex-présidente d’EA Begoña Errazti; Mertxe Colina, membre du secrétariat d’Abertzaleen Batasuna; Mikel Etxaburu, membre du Bureau National de Batasuna; Kepa Bereziartua et Txarli González Lorente, président et secrétaire général d’ANV; le parlementaire écolo-communiste Oskar Matute; Joxe Iriarte, Bikila, du courant Zutik; Jon Abril, vice-coordinateur d’Aralar; Adolfo Muñoz, secrétaire général adjoint du syndicat ELA; Txutxi Ariznabarreta, responsable de communication de LAB ; Jesus Uzkudun, du syndicat CCOO; Belen Arrondo, de STEE-EILAS ; Paul Nicholson, du syndicat agricole EHNE; Modesto Garcia, des transporteurs de HIRU ; Antton Lafont, présidente du Conseil économique et social basque; PaulRios, coordinateur du mouvement social Lokarri, les bertsolari Unai Iturriaga et Igor Elortza; le chanteur de Barricada Enrique Villarreal, Drogas; Mikel Luluaga, de Bai Euskal Herriari ; Aitor Balda e Izaskun Guarrotxena, représentants d’Elkartzen et de Bilgune Feminista; des professeurs universitaires tels que Ramón Zallo, Iñaki Antigüedad ou Paco Letamendia, Ortzi...
La grande salle de conférences de l’hôtel Carlton à Bilbao semblait petite pour accueillir les représentants du monde politique, culturel et social du Pays Basque qui s’y sont donné rendez-vous pour dénoncer un "jugement arbitraire et injuste" et se montrer solidaires des 47 personnes condamnées cette semaine dans le cadre du macro-dossier 18/98. En leur nom, Mariano Ferrer, journaliste et membre de la plateforme 18/98+, a rappelé que dans le macro-dossier 18/98 plus de 250 personnes ont été mises en examen et que le procès dont le verdict vient d’être notifié n’est qu’une partie de l’iceberg judiciaire. Il a évoqué les "sociétés liquidées, les médias fermés, les organisations politiques interdites, et des associations populaires de tout genre criminalisées" depuis l’ouverture des enquêtes en 1998. Derrière cette vaste opération il n’y avait qu’une illumination judiciaire et une impulsion politique", a souligné Mariano Ferrer, en référence au juge de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón, au gouvernement de droite dirigé par José María Aznar et au gouvernement socialiste qui l’a suivi.
Criminalisation collective
Selon Mariano Ferrer, "ils ont tenté de mettre sur le dos du nationalisme en général la responsabilité de la persistance de l’ETA", et sur la gauche abertzale "le stigmate de sa supposée intégration dans l’ETA". Et cela pour "déstructurer le noyau le plus actif et coriace de l’espace civique indépendantiste".
Pour cela, l’Etat a utilisé plusieurs instruments, dont "la criminalisation collective, le développement de la thèse Œtout est l’ETA’ dont le point culminant est le jugement qui nous rassemble ici". Deuxième instrument: "la construction juridique d’un Etat d’exception non déclaré" qui permet la "persécution pénale arbitraire". Et troisième instrument, "l’orchestration médiatique ayant pour but d’endormir les consciences et l’opinion publique" espagnoles.
"Les principes de légalité, d’égalité devant la loi, le droit à l’intégrité physique, à la liberté idéologique, à la sécurité juridique, à l’honneur, à l’inviolabilité du domicile, au secret des communications, à la liberté d’expression, d’association et de réunion, à la tutelle judiciaire effective, à la présomption d’innocence ont été bafoués", a regretté Mariano Ferrer. Pour la plateforme 18/98+, "l’Audience Nationale n’est pas là pour juger, mais pour punir. Cela n’a été qu’un procès politique".
Et de souligner que, dans le cas d’une douzaine de prévenus ayant dénoncé des tortures, "le tribunal tout simplement s’est moqué d’eux".
"Ils ont été accusés sans preuves, ils ont subi la détention préventive, ils ont dû payer des cautions exorbitantes" a ajouté Mariano Ferrer tout en évoquant les témoignages de juristes qui ont participé au procès en tant qu’observateurs internationaux.
Le premier, celui des avocats allemands Martil Poell et Volker Gerloff qui avaient déclaré : "on nous avait dit qu’on assisterait à un procès sans preuves, mais ce qui nous n’imaginions pas c’était que nous aurions affaire à un procès sans délit". Le deuxième, celui d’August Gil Matamala, ancien président des juristes européens, lequel, constatant que l’enquête ne comportait que des documents rédigés par la Garde Civile et la Police Nationale espagnole, avait déclaré: "un jour, ce sont les policiers qui vont rédiger les verdicts". Selon Mariano Ferrer, ce jour-là est arrivé.
D’autres réactions ont suivi celle de la plateforme 18/98+, dont celle du ministre basque de la Justice, Joseba Azkarraga. Au nom du gouvernement basque, il a affirmé aujourd’hui que ce verdict "emprisonne des idées".
mardi 18 décembre 2007
Des milliers de manifestants contre le projet de TGV au Pays Basque sud
Plus de 15 000 personnes ont participé samedi à Arrasate à une manifestation de protestation contre la construction du "Y basque", la ligne de train à grande vitesse reliant les trois capitales de Bizkaia, d’Araba et de Gipuzkoa. Organisée par la plateforme AHT Gelditu!, ce mouvement est "le plus important qu’il y a eu jusqu’à présent contre ce projet de TGV".
Mila Elorza, maire de la ville d’Angiozar, a dénoncé au nom des organisateurs "les impacts sociaux, Des milliers de manifestants contre le projet de TGV au Pays Basque sud
Plus de 15 000 personnes ont participé samedi à Arrasate à une manifestation de protestation contre la construction du "Y basque", la ligne de train à grande vitesse reliant les trois capitales de Bizkaia, d’Araba et de Gipuzkoa. Organisée par la plateforme AHT Gelditu!, ce mouvement est "le plus important qu’il y a eu jusqu’à présent contre ce projet de TGV".
Mila Elorza, maire de la ville d’Angiozar, a dénoncé au nom des organisateurs "les impacts sociaux, environnementaux et économiques du projet". Elle a accusé le gouvernement de la Communauté Autonome Basque, à l’initiative du "Y Basque", "d’imposer un macroprojet gaspilleur et inutile". Mila Elorza a estimé que le "Y basque" vient "renforcer un modèle économique et social porteur d’un important déséquilibre écologique". La ligne devrait relier d’ici à 2013 Bilbao, Vitoria-Gasteiz et Donostia Saint-Sébastien et devrait servir également de connexion entre le TGV français et les lignes hispano-portugaises.
Les membres d’AHT Gelditu! ont dénoncé l’absence de débat public autour d’une question qui "incombe à toute la société". Dans ce sens ils ont dénoncé les mesures d’interdiction des consultations populaires organisées dans certaines communes.
Des représentants politiques d’EHAK, Zutik, Batasuna, Aralar et ANV, ainsi que des responsables syndicaux ont participé à la marche.
Pour la mise en oeuvre d’un cadre d’autonomie en Pays Basque nord
Près d’un millier de manifestants ont défilé samedi à Bayonne en faveur de l’autonomie
Plusieurs centaines de manifestants (850 selon les organisateurs) ont défilé samedi après-midi dans les rues de Bayonne pour réclamer la mise en ¦uvre d’un statut d’autonomie pour les provinces basques du Labourd, de la Basse-Navarre et de Soule. Organisée à l’appel d’un groupe de personnalités à titre individuel et soutenue par les partis basques Eusko Alkartasuna et Batasuna, la mobilisation a obtenu l’appui des mouvements Corsica Nazione Indipendente (Corse), Tavini Huiraatira (Tahiti) et Anaram Au Patac (mouvement de la gauche révolutionnaire occitane).
Les manifestants sont partis vers 16h30 de la place des Basques, ils sont passés devant la Sous-préfecture, fortement protégée, et ont suivi leur chemin vers le siège du Conseil général. À un moment donné du défilé, le cortège s’est vu arrêté par un grand panneau avec l’effigie du président de la République française Nicolas Sarkozy prononçant la phrase: "Le Pays Basque ça n’existe pas!".

Cet obstacle symbolique surmonté, les manifestants se sont rassemblés devant le Conseil général où le représentant d’EA pour le Pays Basque nord et Haizpea Abrisketa, membre du Bureau national de Batasuna, ont pris la parole au nom des organisateurs. Tous les deux ont appelé à la mise en place pour le Pays Basque nord d’un "cadre d’autonomie" doté de "larges pouvoirs exécutifs et législatifs", à l’image de ce qui se fait en Europe. Selon Manex Pagola, face aux refus de Paris, il faut travailler pour l’autonomie avec de la "prudence" et en "respectant les droits de l’Homme".
Haizpea Abrisketa a pour sa part vivement dénoncé la "politique de répression" qui vise les militants basques et a évoqué les récentes arrestations opérées sur les deux versants des Pyrénées. Des interpellations qui font partie d’un "montage policier" destiné à "diaboliser" le message abertzale. Face à cela, elle a appelé à répondre "en tant qu’abertzale, avec plus d’initiative politique, avec plus d’initiative sociale, avec plus d’initiative citoyenne".
samedi 15 décembre 2007
Le Conseil général entérine l´abandon de la Transnavarraise !
le JPB
La commission permanente du Conseil général a délibéré à l’unanimité pour abandonner le projet de Transnavarraise
Ca y est c’est fait. A l’unanimité, la trentaine de membres de la Commission permanente du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a délibéré pour abandonner le projet routier devant relier Salies-de-Béarn à Pampelune. L’exécutif du département réuni à Urrugne a acté l’arrêt des études de la Transnavarraise et la rupture de la convention signée en mars 2003 avec le gouvernement foral de Navarre. Comme annoncé la veille par la conseillère navarraise aux Transports Laura Alba, qui a déploré cette décision, et déclaré que pour sa part, il serait absurde faire une route qui s’arrêterait sur les montagnes.
Après 10 années de combat, les membres de Leia ont savouré hier une "victoire" qu’ils ont mise sur le compte de "l’importante mobilisation, l’opposition déterminée, des habitants de Basse-Navarre". Du coup, l’association opposée au "projet de couloir à camions" annule la montée prévue à Pau à l’occasion de la séance plénière de l’assemblée départementale. Puisque la décision est désormais officielle, et même si les opposants auraient préféré une décision de l’assemblée délibérante, la même qui avait voté le lancement des études voilà cinq ans pratiquement jour pour jour. En revanche, Leia organisera le 30 décembre, "date de la manifestation historique de Saint-Palais" précise Antton Etcheverry, une grande fête à laquelle sont invités tous les opposants à la Transnavarraise. Pour savourer la victoire et "le nouveau recul de Jean-Jacques Lasserre".
Les raisons avancées par le président de Jean-Jaccques Lasserre, rappelées par la délibération de la commission permanente, pour abandonner le projet sont jugées "fallacieuses" par Christine Maynard. La militante de Leia rappelle que l’opposition de la Région et l’absence de financements de l’Etat sont connues de longue date. Elle concède que le troisième argument développé par J.J. Lasserre, "véritable celui-là" est l’opposition des municipalités; "il n’a pas mentionné les élections de 2008, ni l’opposition des habitants".
2,5M € "engloutis"
Les membres de Leia mettent en avant que cette lutte de longue haleine "dément le fatalisme ambiant face aux décisions du pouvoir", en dépit du large éventail des méthodes pratiquées par les promoteurs du projet: "cacher l’information, ne pas consulter les habitants, convoquer la gendarmerie pour empêcher la participation aux réunions, la diabolisation des opposants, et jusqu’aux négociations secrètes avec les propriétaires fonciers". Un exemple valable ailleurs" pour Daniel Olçomendy. Et Antton Etcheverry de déplorer "les 2,5 millions d’euros engloutis dans des études que personne ne demandait, mis à part la Navarre".
Un conseiller général socialiste a fait remarquer hier soir que la délibération entérinant l’abandon du projet est justifiée par l’absence de financements; "et si demain les financements sont assurés?" Leia promet de garder un oeil vigilant sur ce qui se passera en Navarre et au Conseil général. Sait-on jamais.
ETA annonce qu’elle agira "contre les forces répressives espagnoles, où qu’elles soient"
le JPB 2007-12-15
Dans un communiqué, l’organisation armée revendique l’attentat mortel contre les deux gardes civils à Capbreton
Dans un communiqué remis à Gara et à Berria, l’ETA revendique "l’exécution" des deux gardes civils espagnols Raul Centeno et Fernando Trapero le 1er décembre dernier dans "un affrontement armé" à Capbreton dans les Landes. L’organisation armée basque explique que "ce qui était annoncé depuis longtemps s’est produit: le 1er décembre ETA a répondu à l’incessante pression des forces armées espagnoles contre les militants basques". ETA indique également que lors des discussions "directes" qu’elle a menées avec une délégation du gouvernement espagnol, en présence de médiateurs internationaux, elle les avait prévenus qu’elle avait détecté des "pratiques de terrorisme d’Etat contre les militants basques" et qu’elle "répondrait à ces agissements".
Dans ce communiqué, l’ETA remarque qu’"à l’époque de Felipe Gonzalez le gouvernement du PSOE avait lancé la guerre salle afin de massacrer des citoyens et militants basques" et que "cette sauvagerie a été menée grâce à la complicité de certains juges et hauts responsables français" en référence à la période du GAL.,
ETA s’adresse au gouvernement français en lui demandant s’il est "prêt à tolérer toutes les pratiques des forces armées espagnoles?"
La déclaration conclut par l’annonce que l’ETA "continuera d’agir contre les appareils et forces répressives de l’Etat espagnol, où qu’elles soient."
ETA accuse également les médias français et espagnol de s’être lancé à "la course aux mensonges" dans l’affaire de Capbreton, et s’adresse aux partis politiques pour qu’ils s’interrogent également sur les pratiques de la Guardia Civile lors des arrestations.
L’ETA revendique en outre dans ce même communiqué quatre attentats ou tentatives commis depuis le mois de septembre, dont celui du 9 octobre à Bilbao qui a blessé le garde du corps Gabriel Gines, et la tentative du 11 novembre contre le palais de justice de Getxo qui a blessé un policier autonome basque qui manipulait la bombe.
L’ETA accuse le gouvernement espagnol qui, "après avoir coulé le processus de négociation dont l’objectif était de donner la parole au peuple et de reconnaître au Pays Basque le droit d’autodétermination, a fait le pari d’une répression sauvage".
vendredi 14 décembre 2007
COLONNA : PERPETUITE !
PARIS - Reuters Yvan Colonna a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.
Après un mois de procès et cinq heures de délibération, les sept magistrats de la cour d'assises spéciale de Paris n'ont pas complètement suivi les réquisitions de l'accusation, qui avait demandé la perpétuité assortie d'une période de sureté de 22 ans incompressible.
Le berger de Cargèse, arrêté en juillet 2003 dans le maquis corse après plus de quatre ans de fuite, s'est déclaré innocent lors du procès. La défense avait plaidé l'acquittement.
Son avocat, Antoine Sollacaro, a annoncé qu'il ferait appel.
"Pour nous, le combat ne fait que commencer", a-t-il dit à la presse.
Un nouveau procès sera organisé dans un délai d'environ un an.
Le préfet de Corse Claude Erignac a été tué de trois balles dans la tête le 6 février 1998 à Ajaccio. Six hommes ont été condamnés en 2003 à des peines allant de 15 ans de réclusion à la perpétuité pour leur participation au crime et à ses préparatifs.
Cinq d'entre eux, ainsi que plusieurs de leurs compagnes ou épouses, ont mis en cause en 1999 Yvan Colonna avant de se rétracter. En l'absence de preuves matérielles, c'est sur ces dépositions que l'accusation reposait.
Juste avant que la cour d'assises spéciale ne se retire pour délibérer, l'accusé avait une dernière fois clamé son innocence.
"M. le président, mesdames et messieurs les juges, au bout d'un mois de procès, je pense avoir répondu sincèrement à toutes les questions qui ont été posées. Je n'ai rien d'autre à ajouter, si ce n'est que je réaffirme avec force que je suis innocent", avait-il dit.
A la lecture du verdict, les membres de la famille Colonna se sont effondré en larmes tandis que des membres du public criaient "liberta" (liberté en langue corse).
Ivan Colonna a levé ses mains menottées en leur direction et leur a dit, en corse, "ne pleurez pas".
Le verdict a été rendu en présence des principaux élus et dirigeants nationalistes corses de toutes tendances, dont Jean-Guy Talamoni et Edmond Simeoni, qui soutiennent le berger de Cargèse.
LA DEFENSE PLAIDAIT L'ACQUITTEMENT
La défense avait critiqué l'enquête, qui aurait selon elle oublié des suspects potentiels.
"Les tremblements de terre sont nécessaires, car quand la justice part en décombres, mieux vaut la rebâtir. En acquittant Yvan Colonna, ce n'est pas la justice que vous désavouerez, c'est la justice antiterroriste, qui est ce que la musique militaire est à la musique", a dit Antoine Sollacaro.
"Notre justice s'est vautrée dans des pratiques que ne désavoueraient pas certaines dictatures africaines ou asiatiques", avait-il dit auparavant.
Pour Me Sollacaro, le dossier procède d'un montage destiné à faire oublier l'arrestation en 1999 de Bernard Bonnet, successeur de Claude Erignac, qui avait ordonné l'incendie de restaurants de plage illégaux.
"Le maitre mot de ce dossier, c'est manipulation. Chevènement (Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur en 1999 : NDLR) a fait de la manipulation pour protéger son préfet qui brûlait", a dit l'avocat dans sa plaidoirie.
Avant lui, Me Gilles Simeoni avait plaidé sur l'absence de preuves matérielles et ce qu'il voit comme les carences de l'enquête, mentionnant un suspect selon lui oublié, qu'il n'a pas nommé mais a clairement identifié.
Ce suspect, un proche de l'épouse d'un des hommes déjà condamné à perpétuité dans le dossier, Alain Ferrandi, était mentionné dans le dossier comme suspect possible de l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, en 1997, où avait été volée l'arme qui devait servir à tuer le préfet.
Me Simeoni a soutenu qu'Yvan Colonna avait été mis en cause à tort par les autres protagonistes de l'affaire en 1999, dans le but de protéger d'autres personnes toujours en fuite.
Il a souligné que les témoins oculaires de l'assassinat du préfet ont vu deux hommes et non trois, ce qui ne laisserait plus de place pour Yvan Colonna puisqu'Alain Ferrandi et Pierre Alessandri reconnaissent leur présence sur les lieux. Par ailleurs, ces témoins ont dit à l'audience que le tueur qu'ils ont vu n'était pas Yvan Colonna, a-t-il rappelé.
La veille, Me Pascal Garbarini avait exhorté aussi les magistrats à acquitter Yvan Colonna, qui deviendrait autrement, selon son expression, un "Dreyfus corse".
Je suis purement écoeuré par cette décision politique, mais qu'il fallait évidemment attendre, de la part d'un telle justice et d'un tel Etat, au terme d'une mascarade de procès. Colonna est innocent, tout le démontre, mais que fallait-il espérer de la part d'un Etat, dont l'actuel président lui-même a bafoué la présomption d'innoncence de Colonna dès le début ? Rien, a part un verdict qui juge coupable un militant à tort, pour servir d'exemple au peule corse, pour bien montrer qu'il n'y a aucun perdon pour ceux qui remettent en cause la République française, "le pays des droits de l'homme".
LIBERTA PE YVAN COLONNA !!!!
COLONNA ASKATU !!!!!!
Insurrection en Corse !
Le 14 décembre 2007 (Unità Naziunale, http://www.unita-naziunale.org )
L'Etat colonial, Nicolas Sarkozy, et tous les responsables de l'occupation française en corse y compris les sbires insulaires portent la lourde responsabilité de la condamnation d'Yvan Colonna a perpétuité.
Sans aucun doute possible, Yvan Colonna, allait être condamné par cette justice politique. Annoncée le 4 juillet 2003 par Nicolas Sarkozy, l'assassin du prefet Erignac avaient été arrété, la suite des évènements ne seraient qu'une pure formalité administrative.
Personne n'est dupe en Corse, Yvan Colonna a été condamné sans preuves et des doutes persistent puisqu'il n'a pas écopé des 22 ans de sureté.
Des incidents sporadiques et symboliques ont eu lieu à Bastia et Aiacciu après avoir pris la connaissance du verdict. Des poubelles et des containers ont été incendiés devant les grilles du Palais de Justice mais aussi sur le boulevard Paoli. Des pierres ont également été lancées. Et ce n’est que vers 21h30 que le calme est revenu. A Ajaccio, le rassemblement s’est terminé dans le calme, si ce n’est qu’un marron de terre a été jeté contre un fourgon de CRS. Les gardes-mobiles ont été choqués sur le plan auditif.(source Alta Frequenza)
Sur Aiacciu, les policiers (CRS) en faction devant la prison chantaient "Yvan est en prison, Yvan est en prison" sur un air joyeux.
Et oui les forces d'occupations sautaient de joie hier soir, le risque actuel est que la joie ne fasse plus partie de leur quotidien.
Deux villas ont été radiée de la carte dont une appartenait a Flavie Réveillon, une amie de la femme du préfet.
Zicavo les locaux de la gendarmerie ont été la cible d’un mitraillage cette nuit. Les faits se sont produits vers 23h30.
Ce matin les lycées corses occupaient certains lycées d'Aiacciu, l'Università di Corti pourrait être bloquée symboliquement a son tour dans la journée.
Lycées de Corti bloqués aussi. Rassemblement de plus de 200 jeunes devant le commissariat d'Aiacciu.
Plus que jamais l'unité nationale doit se faire sur le terrain.
Nous rappelons qu'une réunion sur la répression a été lancée par le RINNOVU pour le lundi 17 décembre à 19H à l'Università di Corti.
Surtout ne pas oublier samedi soir NATALE PER I PATRIOTTI, cette soirée de soutien se doit d'être une réussite pour montrer à l'Etat Colonnial et à tous ceux que nous combattons que notre soutien est unanime, indéfectible et constant.
Libertà per i patriotti
mardi 11 décembre 2007
M. Zapatero annonce la création d’une unité franco-espagnole anti-ETA
le Journal du Pays Basque
Le chef du gouvernement espagnol a confirmé dimanche la création par l’Espagne et la France d’une "unité conjointe d’enquête contre le terrorisme" qui aurait pour objectif principal la lutte contre l’organisation armée basque ETA. "Nous sommes convenus de mettre en place une équipe conjointe d’enquête permanente contre le terrorisme et l’ETA", a déclaré José Luis Rodriguez Zapatero lors d’une conférence de presse à Lisbonne, en marge du 2e sommet UE-Afrique.
"Jusqu’à maintenant, on l’avait seulement fait pour des faits délictueux particuliers. L’objectif de cette nouvelle unité sera de prévenir et de lutter contre le terrorisme", a-t-il précisé. Le chef du gouvernement espagnol et le président français Nicolas Sarkozy avaient évoqué la création de cette nouvelle unité la veille, lors d’un entretien en marge du sommet eurafricain. Leur rencontre intervenait après l’arrestation mardi de deux membres d’ETA soupçonnés d’avoir participé à l’attentat qui a couté la vie, le 1er décembre dernier à Capbreton, de deux gardes civils qui effectuaient sur le territoire français une mission de renseignement. À la suite de cet entretien, le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, avait déclaré que les deux responsables avaient décidé de renforcer la coopération franco-espagnole contre l’ETA. "Ce qui a été fait par l'ETA est extrêmement grave et la police française a recherché et recherche les assassins comme s'il s'agissait de policiers ou de victimes françaises. Nous ne faisons pas de différence", avait déclaré samedi Nicolas Sarkozy. "C’est du terrorisme et c’est de la voyoucratie et ceux qui ont fait ça, nous mettrons tous les moyens pour les récupérer", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Le président français a indiqué que "beaucoup d’indices" conduisaient à penser que les deux personnes déjà arrêtées avaient "des responsabilités dans ce qui s’est passé". Quant à la troisième personne, "nous la recherchons activement", a-t-il ajouté.
"Les ennemis de la démocratie espagnole sont les ennemis de la France", a conclu le président français. "C’est un problème espagnol mais face au terrorisme les démocraties doivent être unies".
Ah oui, c'est vrai, on avait presque oublié que c'était un problème "espagnol" et que la l'Etat français n'avait absolument aucun problème basque, ni aucun conflit avec le peuple basque. Par contre cela fait bien longtemps qu'on avait oublié que l'Espagne était une démocratie.
AUTONOMIE, plus que jamais...

Batasuna avait lancé une campagne pour l'autonomie le 27 janvier dernier avec un meeting à Uztaritze: Herriak Bizi Behar Du!
L’autonomie serait selon Batasuna l’outil nécessaire pour faire face à des problèmes qui touchent sérieusement le Pays Basque, tels que le logement et le foncier, où pour trancher sur des débats tels que la Ligne ferroviaire à Grande Vitesse, la question des OGM ou le projet de 2x2 voies en Navarre.[/quote]
Le 26 et 27 octobre dernier c'est déroulé le 1er forum sur l'autonomie à Baiona avec la participation de plusieurs représentant des différentes luttes: Kanaky, Polynésie, Catalunia, Euskadi, Nafarroa,... Les trois parties politiques (AB, EA et Batasuna) ont signé une motion adressée aux membres du comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République.
Samedi 3 novembre 2007, dans une conférence de presse, une trentaine de personne ont appellé à manifester le 15 décembre prochain pour l'autonomie, la reconnaissance d'Ipar Euskal Herria (il y a entre autres Xabi Larralde, Tasio Erkizia, Floren Aoiz, Koldo Gorostiaga, Ixabel Etxeberria, Beñat Elizondo, Manex Pagola et Onintza Lasa). La manif démarrera à la Place des Basque à 16h.
DENAK MANIFARA, AUTONOMIA ALDARRIKATZERA!!!
Sarko, errespetatu eta onartu Euskal Herria !

