AURKA

Blog d'nformation basque anti répression, anti libéralfasciste

mercredi 30 janvier 2008

ASKATASUNA
14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona/
14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne
Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84
Mob: 06 21 92 57 48

askatasuna.eh@free.fr


RAFLE POLICIÈRE DANS LE MONDE PAYSAN

Quatre mois tout juste après la rafle qui avait eu lieu autour du Kalaka, une nouvelle vague d'arrestations a eu lieu à 6h ce matin en Baxe-Nafarroa, dans les villages d'Ortaize, Ainhice, Aiherre et Donaixti, selon les informations que nous avons pour l'instant. 6 personnes ont été arrêtées sur ordre du Parquet de Pau suite à la protestation qui avait eu lieu devant la SAFER au sujet de la ferme Kako et du choix de son repreneur, et suite surtout aux déclarations injurieuses et mensongères courageusement proférées par Sarkozy depuis Pau.

Askatasuna apporte son soutien le plus chaleureux aux personnes arrêtées et à leur entourage et dénonce la poursuite de cette ligne de répression brutale qui est la seule réponse à toutes les revendications exprimées ici, quelles qu'elles soient. Aujourd'hui, quoi qu'en disent les autorités françaises, ce sont des paysans qui sont brutalement sanctionnés pour avoir mené de toutes leurs forces une lutte qui est indispensable à leur survie professionnelle, celle de la solidarité dans l'installation de jeunes en Euskal Herria. Les objectifs finaux sont les mêmes que lors de la rafle de septembre et sont les mêmes que pour tous les actes de répression commis quotiediennement dans ce pays: faire disparaître des revendications légitimes en les criminalisant, semer la peur et la division parmi nous.

Nous appelons chacun à ne pas tomber dans ce piège grossier et à se joindre à toutes les mobilisations qui auront lieu dans les heures et les jours qui viennent.

Euskal Herria, le 30 janvier 2008

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vendredi 25 janvier 2008

Batasuna attend de Nicolas Sarkozy la "reconnaissance du Pays Basque" nord

Batasuna a tenu à réagir aux propos tenus mardi matin par le Président de la République française lors de sa visite à Pau sur les abertzale et le racisme. Dans un communiqué ce parti affirme que "les abertzale n’ont aucune leçon à recevoir d’un Nicolas Sarkozy qui est allé pêcher les voix du FN pour se faire élire Président en mettant en avant des concepts comme celui d’immigration choisie aux relents xénophobes".
Batasuna constate que lors de ses visites en Pays Basque, M.Sarkozy "a évité soigneusement de se prononcer sur la reconnaissance du Pays Basque, pourtant l’un des peuples et cultures les plus vieux d’Europe. Le vrai racisme c’est justement de nier le droit à l’existence d’une personne ou d’un groupe en foulant au pied leurs droits individuels et collectifs les plus fondamentaux".
Batasuna souligne que le mouvement abertzale "se bat pour la reconnaissance de l’identité basque et pour que le Pays Basque puisse un jour décider démocratiquement et librement du statut politique dont il entend se doter" et rappelle que sa proposition d’un statut d’autonomie intègre la reconnaissance "de la multiplicité des identités culturelles et des projets nationaux en Pays Basque et leur droit d’exister".
"À quand une déclaration de M. Sarkozy reconnaissant l’existence de citoyens et citoyennes basques et de leurs droits collectifs ?", s’interroge Batasuna.

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jeudi 24 janvier 2008

Le JPB > Pays Basque 2008-01-24

Square Habitat de nouveau visé par une bombe
Ce sont les bureaux kanboar de cette agence qui ont fait hier l’objet d’un attentat manqué

Un engin explosif de fabrication artisanale a été désamorcé hier à Cambo par une équipe de démineurs. Découvert tôt le matin devant les bureaux de l’agence immobilière Square Habitat, filiale du Crédit Agricole, l’engin était composé d’une cocotte-minute remplie d’une substance explosive reliée à un système de mise à feu électrique, selon la gendarmerie de Bayonne qui ajoute qu’une enquête a été ouverte.

L’engin artisanal a été découvert par le directeur de l’agence qui a tout de suite prévenu les forces de sécurité. Les services de déminage sont intervenus vers 7h, a-t-on signalé. Selon les mêmes sources les démineurs ont constaté que le système de mise à feu électrique n’a pas fonctionné. L’engin "aurait pu faire des dégâts", a précisé la gendarmerie sans fournir d’autres indications sur la nature ou la puissance de l’engin. L’avis "kasu bonba" [attention bombe] était écrit sur la vitrine de l’agence.

"Pas en vente"
D’autres inscriptions toujours en langue basque ont été retrouvées sur les lieux, avec notamment le slogan: "Eskual Herria ez da salgai" [le Pays Basque n’est pas à vendre, ndlr]. Plusieurs attentats ou tentatives d’attentat ont été réalisés en 2007 au Pays Basque nord, visant notamment des agences immobilières avec ce même slogan. Le 25 décembre, le réseau Square Habitat avait déjà été visé par un engin artisanal qui a partiellement détruit la vitrine de son agence à Saint-Jean-de-Luz. Une troisième agence de ce même réseau avait été la cible d’une tentative d’attentat le 29 juin 2007 à Saint-Palais. Un engin explosif artisanal une bonbonne de gaz reliée à un dispositif de mise à feu, avait pu être désamorcé à temps. Le réseau d’agences immobilières Square Habitat a été lancé en 2006 par le Crédit agricole qui s’appuie sur la forte implantation de ses agences bancaires.

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mercredi 23 janvier 2008

Le réveil du petit excité fasciste !

A rimer raciste et terroriste
Nicolas Sarkozy fustige "terrorisme" basque et partisans du GFA

Nicolas Sarkozy n’a certes pas l’habitude de s’exprimer sur les problèmes politiques du Pays Basque, y compris au commissariat de Bayonne en août dernier lorsque la presse l’attendait sur la question de la lutte contre l’ETA.Mais pour le coup, dans la caserne de la gendarmerie de Pau hier, le chef de l’État français s’est livré à un joyeux amalgame, évoquant le "racisme" des "terroristes" dans un discours qui évoquait pêle-mêle les deux policiers espagnols assassinés à Capbreton et les deux gendarmes adjoints blessés à Saint-Palais jeudi dernier, par des paysans soucieux de défendre l’un des leurs.Certes, face aux gendarmes, il s’agissait d’abord, pour Nicolas Sarkozy, de réaffirmer son engagement dans la lutte antiterroriste, "spécialement dans ce département" a-t-il rappelé, "où la question de l’ETA est une question difficile".Flanqué de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, le président a affirmé que "s’agissant des terroristes, il n’y aurait aucune faiblesse"."Peu importe qu’il s’agisse de policiers espagnols", a indiqué Nicolas Sarkozy en allusion aux deux gardes civils assassinés à Capbreton, "ce sont des assassins" a-t-il tranché. Il a ensuite exprimé sa "solidarité à l’endroit de deux gendarmes adjoints qui ont été sauvagement blessés" lors des échauffourées qui ont opposé les partisans du GFA à Saint-Palais jeudi dernier."Tout sera fait pour retrouver les coupables et je compte sur la sévérité de la justice pour que ces coupables puissent rendre compte de ce qu’ils ont fait" a-t-il promis."J’ajoute que ces terroristes, non contents d’être des assassins et des mafieux, sont des racistes.Considérer que toute personne qui n’est pas Basque est de catégorie inférieure et n’a pas le droit de vivre au Pays Basque, c’est du racisme" a déclaré Nicolas Sarkozy sans que nul ne comprenne vraiment la référence.Peu avant, un gendarme expliquait au chef de l’État la "campagne de renseignement" mise en place contre "une intense mobilisation de la mouvance basque locale" et promettait des "interpellations imminentes" dans cette affaire.

le JPB

Je ne sais pas si Sarkozy est completement ignorant du probleme basque, ou s'il fait volontairement tout ces amalgames écoeurants, ce qui est plus que probable, dans le but de créer la haine comme à son habitude, ou si tout simplement sa febrilité de petit facho fait que les mots s'entrechoquent dans son cerveau, une chose est sûre : c'est inacceptable. J'espere que les réactions vont venir.
A noter également sa petite phrase sur les évenements de Saint-Palais : "Quand des manifestants disent 'on va taper des Arabes' j'ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s'attendent à ce qu'on les attrape et qu'on les punisse". C'est sûr, il y a vraiment un gros probleme quelque part, mais c'est dans sa tête.

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dimanche 13 janvier 2008

Torture

En décembre, la justice espagnole a demandé l'incarcération de Gorka Lupiañez Mintegi arrêté en Bizkaia par la guardia civil. Le récit de son voyage et de son interrogatoire est symptomatique des pratiques de la benemerita. Les policiers ont commencé par lui enlever le pantalon et après lui avoir attaché les mains dans le dos, les coups ont commencé à pleuvoir. Gorka explique que l'un des guardia a demandé aux autres de le laisser s'échapper pour pouvoir lui tirer dessus et faire 2 à 1 en référence à Capbreton. Pendant le voyage à Madrid, un guardia derrière lui le frappait continuellement pendant que celui qui était à ses côtés lui pratiquaient le supplice de la bourse. Lorsqu'un guardia a dû uriner à l'occasion d'un passage à un péage, un autre a menacé de lu tirer une balle dans la tête puisque personne ne savait qu'il avait été arrêté. Arrivé à Madrid, les tortures ont continué, la bourse succédant aux coups sur tout le corps, en particulier sur les testicules, ajoutés à l'arrachage de cheveux et la baignoire. Puis un autre supplice que les guardia appellent « aguaparc » et qui consiste à coucher la personneinterrogée sur un matelas, à luiboucher le nez et la bouche et au moment où on le lâche pour respirer, à lui jeter une bassine d'eau provoquant ainsi une sensation de noyade. Enfin, après une première tentative infructueuse de lui introduire un bâton dans l'anus, ils l'ont mis au sol, lui ont relevé les jambes vers l'arrière et cette fois ont fait pénétrer le bâton. Pour couronner le tout, Gorka a dû subir des décharges électriques par l'intermédiaire de câbles attachés sur ses mains. Pendant ce temps les interrogatoires étaient incessants, sans pouvoir dormir et dans l'obligation de pratiquer des flexions en permanence. Les médecins qui ont vu Gorka pendant l'interrogatoire ont donné leur avis favorable à la poursuite de celui-ci.
C’est arrivé près de chez vous.

psoe_tortura

Silence on torture

Nouvelle opération policière

en Euskal Herria

Joan den igandean (2008/01/06) Arrasaten

izan diren bi atxiloketen ondorioz,

konzentrazioak burutu

ziren hainbat tokitan. Izan ere,

Igor Portu eta Mattin Sarasola

gazte lesakarrak bortizki atxilotuak

izan ziren. Atxiloketa eta

bi ordura, bi gazteak, Lesakara,

beren herrira eamanak ziren

etxe miaketetan. Geroztik,

informazioek zabaldu dutenez,

Igor Portu, Donostiako hospitalean

ingresatua dago gorputza

zauriz betea. Medikuek jakin

arazi dutenez, bere egoera

nahiko kaxkarra da : bi saihets

hezur hautsiak ditu, zauri bat

dauka birikian eta belaunetan

zein orkatiletan odolurak nabari

zaizkio. Mattin, bestalde, Madrilera

eramana izan da zauri larri

batzuekin jujearen aurretik

pasatzeko eta guardia zibilaren

esku jarraitzen du inkomunikatuta.

Bi atxilotze horien ondorioz,

poliziak gaur Huescan zulo

bat aurkitu du. Bertan 125

lehergai kilo (nitrato, aluminio,

pentrita) atxeman dituzte detonagailu

eta luzagailuekin.


Les semaines se suivent et se ressemblent en Euskal Herri. Ce dimanche, l'arrestation de deux présumés militants d'ETA à Arrasate a une nouvelle fois donné lieu à l'expression animale des fanatiques représentants de l'Espagne « Une, Grande et catholique » comme ils la définissent euxmêmes. L'une des victimes est encore hospitalisée dans un état grave, l'autre a été transférée devant le parquet du tribunal d'exception et sera probablement maintenu isolé tant que ses blessures et lésions seront encore trop visibles. Au milieu de tout cela les politiques interviennent, avec leur langage habituel, défendant l'indéfendable et justifiant l'injustifiable pour certains, ou réagissant hypocritement pour masquer leur complicité pour d'autres. Vous aurez compris qu'il s'agit d'une part du PP et du PSOE et de l'autre des représentants zélés du gouvernement de Lakua.

LES FAITS
Deux personnes ont été arrêtées à Arrasate, de source policière, lors d'un contrôle fortuit de la guardia civil. Ils ont été emmenés puis, quelques heures après, conduits à leurs domiciles de Lesaka pour effectuer une perquisition. Le village de Lesaka a été totalement cerné par la guardia civil. Selon les personnes présentes, à minuit, les perquisitions n'étaient toujours pas terminées et les deux personnes se trouvaient donc encore à Lesaka. De la suite, nous ne connaissons rien si ce n'est qu'à 3 H 56, suivant les documents émanant d'Osakidetza, administration de la santé du gouvernement basque, et provenant de l'hôpital de Donostia, Igor Portu Jaurena, domicilié à Lesaka, était admis aux urgences. Le bilan dont il a fait l'objet, et qui est également en notre possession, fait état d'une fracture de l'arc costal inférieur de la neuvième côte gauche, d'une pneumonectomie et d'un pneumothorax du côté gauche, d'un foyer de contusion pulmonaire et d'un grand emphysème sous-cutané étendu du niveau cervical au niveau pelvien. De plus, les médecins ont constaté de multiples hématomes au niveau des genoux et des chevilles. Clairement, Igor a dû être hospitalisé avec une côte cassée, un poumon perforé, des hématomes multiples et des chevilles et des genoux sanguinolents.

LA VÉRITÉ SELON RUBALCABA
Les premières versions policières expliquaient qu'Igor s'était débattu, au moment de la perquisition, et que pour le maîtriser, il avait fallu faire usage de la force. Le ministre Rubalcaba affirme pour sa part qu'il y a eu tentative de fuite lors de l'arrestation et que la guardia civil a dû faire usage de la force, dans le respect de la légalité, pour les maîtriser. Affirmation en totale contradiction avec les témoins présents au moment de la perquisition et avec les images de la télévision qui montrent que les deux Lesakar étaient bien portants au moment où elles ont été effectuées. Ce qui montre également que les actes de torture ont eu lieu après minuit et avant 3 H 56. Le maître couvre les serviteurs zélés.

RÉACTIONS EN EUSKAL HERRI
Le ministre de la Justice (EA) du gouvernement de Gasteiz, Joseba Azkarraga, Lors d'une interview à Herri Irratia, met en doute la version offerte par Madrid : « Il y a des choses qui ne collent pas ». Dans la même interview, il demande que soit ouverte une enquête sur ces événements. La porte-parole du gouvernement de Lakua, Miren Azkarate, est intervenus pour souligner la gravité des faits et demander à Madrid des éclaircissements sur les faits. Ella a déclaré que la violence d'ETA ne se combat pas « par la dispersion (se rappelant peutêtre des énormités proférées la semaine précédente - cf Ek 1108) ni par la dénonciation permanente des pratiques de torture, ni en regardant d'un autre côté quand il y a des présomptions qu'elles aient existé ». On attend maintenant que Lakua ouvre des enquêtes sérieuses sur les tortures pratiquées et dénoncées dans les commissariats de la ertzaintza.

L'OMBRE DU GAL ?
L'ex-ministre de l'Intérieur, Jose Bono, qui avait démissionné lorsque Zapatero avait manifesté l'intention de discuter avec ETA, vient de faire des déclarations sur la Radio National de España qui vont dans le sens d'une incitation à la torture ou pire. Il s'adresse à l'opinion publique lui disant qu'elle « se mette du côté où elle doit se mettre ». Et il poursuit, à l'adresse de la guardia civil, sous forme de conseil, : « Qu'il n'y ait pas de morts, mais s'il doit y en avoir, qu'elles ne soient pas de l'Etat ! ». Il faut savoir que Jose Bono se flatte en public d'avoir eu un père falangiste.

UNE CACHE À HUESCA La guardia civil a annoncé ce mardi la découverte d'une cache d'armes appartenant à ETA dans la province de Huesca, en Aragon. Cette cache aurait contenu 125 kilos d'explosifs et des détonateurs. Ce n'est pas la première fois que, pour « justifier » des actes de torture, la guardia civil fait apparaître des caches ou procède à des arrestations à la suite d'événements comme ceux de ce début de semaine alors qu'elle dispose le plus souvent des éléments nécessaires pour le faire avant. Comment imaginer que la guardia aille immédiatement ouvrir une cache d'ETA sans attendre que d'éventuels militants ne s'y présentent ?

Ekaitza

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La manifestation nationaliste se termine à l'assemblée de Corse (Aujourd'hui 21h53)

(Frédéric Bertocchini - Alta Frequenza) - Entre 1.000 et 2.000 personnes environ ont manifesté dans le calme cet après-midi (samedi) dans les rues d'Ajaccio, à l'appel de 18 organisations, mouvements et associations nationalistes. Rapprochement des prisonniers politiques, fichage ADN et violences policières, étaient les revendications principales d'une manifestation pas tout à fait comme les autres. Bloqués sur le cours Napoléon, les organisateurs de la manifestation ont surpris tout le monde en décidant de passer par la rue Fesch afin de traverser la ville, puis de rejoindre l'assemblée de Corse, située cours Général Leclerc. C'est donc sans aucun problème que les manifestatants ont pu rejoindre le bâtiment de la CTC, et même pénétrer à l'intérieur. Au cri des "libertà" et "resistenza", des centaines de militants nationalistes ont pris place dans l'hémicycle. Le drapeau français a été retiré. Jean-Marie Poli (CAR) et Jean-Philippe Antolini ont alors pris la parole, de même que certains leaders politiques comme Jean-Guy Talamoni (Corsica Nazione Indipendente) ou Paul-Félix Benedetti (U Rinnovu). Les manifestants ont dit attendre un signe, un geste du président de l'assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra afin de lever l'occupation. Plus tard dans la soirée, vers 20h00, un contact téléphonique sera enfin possible. Malheureusement, et selon les organisateurs de la manifestation, aucun accord n'a été trouvé avec les élus territoriaux. Vers 21h00, les manifestants ont décidé de lever l'occupation malgré les protestations de certains militants excédés. .

Lefeu à l'assemblée de Corse après l'occupation du bâtiment (Aujourd'hui 22h05)

(Frédéric Bertocchini - Alta Frequenza) - Si aucun incident n'a perturbé la manifestation nationaliste cet après-midi à Ajaccio (voir par ailleurs), ni même l'occupation de l'hémicycle, un feu s'est déclaré au dernier étage de la Collectivité Territoriale de Corse, au moment où les manifestants décidaient de quitter le bâtiment. Rapidement, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux du sinistre. Quelques incidents se sont également déroulés devant les grilles de l'assemblée. Ce début d'incendie, d'origine indéterminée, s'est déclaré dans les bureaux de la présidence. Les policiers ont procédé à une interpellation. Cette arrestation a suscité la colère de plusieurs militants qui se sont brièvement heurtés à plusieurs policiers en civil. Ces derniers ont été renforcés par des CRS en tenue anti-émeute qui ont fait reculer les manifestants, situés devant l'Assemblée de Corse, en utilisant du gaz lacrymogène.

Un CRS blessé et transporté à l'hôpital à Ajaccio (Aujourd'hui 08h35)

(Francescu Maria Antona - Alta Frequenza) - Un CRS a été blessé puis transporté vers le centre hospitalier de la Miséricorde hier soir (samedi) à Ajaccio, au moment où les manifestants quittaient les murs de l'assemblée territoriale de Corse. Quelques heurts se sont alors déroulés. Un homme a été interpellé.



Un attentat à l'explosif a visé samedi en fin de soirée le bâtiment de la délégation militaire départementale à Bastia, sans faire de victime et en provoquant des dégâts légers, a-t-on appris auprès des services de sécurité intérieure de l'île. Peu avant minuit, dans le quartier de la citadelle, une charge d'environ 150 à 200 g, déposée devant la porte d'entrée du bâtiment, a brisé cette dernière et soufflé plusieurs vitres des habitations alentour.

Plus tôt dans l'après-midi, à l'issue d'une manifestation à l'appel de dix-huit mouvements, partis et syndicats nationalistes corses, ayant pour mot d'ordre "resistenza é liberta", des manifestants nationalistes avaient occupé l'Assemblée territoriale de la Corse, à Ajaccio, où un incendie, rapidement circonscrit, s'est déclaré dans les bureaux de la présidence. Les manifestant ont occupé l'hémicycle de l'Assemblée de Corse jusqu'aux environs de 22 heures. Alors qu'ils débattaient de la poursuite de leur occupation, un incendie s'est déclenché au 3e et dernier étage du bâtiment, dans les bureaux d'Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, d'où une épaisse fumée et quelques petites flammes s'échappaient.

Le bâtiment était alors évacué par les manifestants et le sinistre rapidement circonscrit par les pompiers. Mme Michèle Alliot-Marie a fait part dimanche de son "indignation" face aux "exactions" commises. Dans un communiqué commun, Ange Santini et Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse, ont également condamné "avec la plus grande fermeté l'envahissement et les actes de vandalisme dont a été la cible la Collectivité territoriale de Corse".

Samedi en fin de soirée, le procureur de la République d'Ajaccio a indiqué qu'une enquête de flagrance avait été ouverte pour "destruction de bien public à l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en réunion". "L'origine criminelle de cet incendie ne fait aucun doute. L'enquête permettra d'établir les responsabilités des personnes l'ayant commis durant cette occupation illégale", a affirmé le représentant du parquet.

Les organisateurs de cette occupation dénonçaient la "répression" qui serait, selon eux, exercée en Corse avec une soixantaine d'interpellations assorties de prises d'ADN en quelques semaines, pour seulement quelques mises en examen. Le porte-parole du Comité anti-répression, Jean-Philippe Antolini, avait réitéré ses principales revendications : rapprochement puis libération des prisonniers, arrêt des prises d'ADN sur les personnes interpellées et contestation de la condamnation d'Yvan Colonna.

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samedi 12 janvier 2008

Maïs OGM : l'Etat français déclenche la procédure de suspension

Il ne cultivera pas d'OGM en 2008 : il a décidé vendredi, en application du principe de précaution et sur fond de polémiques croissantes autour des organismes génétiquement modifiés, d'engager une procédure suspendant la culture du maïs MON810.

Cette céréale, développée par le géant américain de l'agro-chimie Monsanto, était le seul OGM cultivé sur le territoire français.

Les associations de défense de l'environnement se sont immédiatement réjouies de cette décision, tandis que l'altermondialiste José Bové interrompait illico sa grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par Paris de la clause de sauvegarde auprès de l'Union européenne.

C'est précisément cette activation qu'a annoncée Matignon vendredi soir. "Le Gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.

La clause de sauvegarde, actuellement utilisée par six pays, est prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.

Les 22.000 hectares de MON810 mis en culture, principalement dans le sud-ouest et par 2.000 agriculteurs, ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d'hectares de maïs cultivés dans l'Hexagone.

La décision, "prise en application du principe de précaution, s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM", souligne le texte de Matignon.

Cette "haute autorité provisoire" avait fait état mercredi d'éléments scientifiques nouveaux et de nombreuses interrogations autour de cette culture de maïs OGM.

Cependant, ont nuancé les services du Premier ministre, "les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Le gouvernement annonce d'ailleurs dans la foulée "un plan sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels".

Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense.

La démarche auprès de Bruxelles ne pourra donc être faite qu'après ce délai.

Nul doute que ce choix ne fera pas l'unanimité. Le sujet est brûlant. En attestent par exemple les coups échangés vendredi entre pro et anti-OGM en marge d'un procès de "faucheur volontaire" à Montauban.

Les grands producteurs céréaliers avaient dénoncé jeudi des "mensonges" et de la "politique politicienne" après l'avis rendu par la haute autorité provisoire.

Le président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait pointé des "préjugés" et une "certaine peur de l'avenir", s'attirant de vertes répliques notamment du PS ou du mouvement écologiste Cap 21.

Sarkozy avait indiqué mardi qu'il activerait la "clause de sauvegarde" en cas de "doutes sérieux" sur le MON810.

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jeudi 3 janvier 2008

José Bové en grève de la faim contre les OGM

Le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants ont entamé à Paris une grève de la faim pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France.

"On démarre et on ira jusqu'au bout, jusqu'à ce que la clause de sauvegarde soit activée", a-t-il déclaré jeudi lors d'un rassemblement au pied de la Tour Eiffel.

José Bové a assuré avoir cessé de s'alimenter depuis la veille et ne boire que "de l'eau".

"J'espère qu'ils comprendront vite et qu'on ne sera pas obligés de mener cette grève pendant des semaines", a-t-il ajouté, reprochant au gouvernement de ne pas tenir sa parole concernant la mise en place d'un moratoire sur les cultures de maïs OGM Mon 810, le seul cultivé en France (22.000 hectares en 2007).

Les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Outre ces 15 grévistes à Paris, "d'autres personnes se sont engagées à observer des grèves de la faim tournantes sur des périodes courtes en province", a précisé José Bové.

José Bové et ses camarades, près d'une centaine de personnes - militants, "faucheurs volontaires d'OGM", élus locaux - ont remonté le Champ de Mars depuis la Tour Eiffel vers l'Ecole militaire en brandissant des banderoles anti-OGM.

Ils se sont ensuite rassemblés devant le ministère de l'Ecologie, avenue de Ségur, où une caravane a été installée tel un "piquet de vigilance pour symboliser l'action engagée aujourd'hui", selon José Bové qui a été rapidement reçu par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie.

La France décidera d'activer ou non la clause de sauvegarde sur la base de l'avis scientifique que doit rendre "probablement le 9 ou le 10 janvier" le Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a-t-elle déclaré à cette occasion.

"Si l'avis est, soit très défavorable au maïs de Monsanto, soit réservé, on appliquera la clause de sauvegarde en application du principe de précaution", a-t-elle indiqué à l'AFP.

La clause de sauvegarde permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire à condition toutefois de justifier cette mesure avec un dossier scientifique étayé.

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo avait assuré le 31 octobre devant l'Assemblée nationale que la France appliquerait cette clause de sauvegarde "jusqu'au vote d'une nouvelle loi".

Mais par la suite, le gouvernement a

simplement décidé un gel à minima des cultures OGM jusqu'au 9 février prochain, le temps d'adopter la nouvelle loi.

Les écologistes ne se satisfont pas du gel des cultures pendant l'hiver -les semis ayant lieu au printemps- et exigent également un véritable moratoire en 2008.

L'ancienne candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal a apporté son soutien à l'action de José Bové et ses camarades, à qui elle a rendu visite à leur quartier général jeudi après-midi.

"C'est une question de morale en politique" et "un enjeu de santé publique", a affirmé l'ex-ministre de l'Environnement.

De leur côté, les semenciers affichaient l'indifférence: "nous sommes tout simplement des témoins de ce que fait M. Bové, ce qu'il a décidé de faire, ça le regarde", a déclaré à l'AFP Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS).

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