AURKA

Blog d'nformation basque anti répression, anti libéralfasciste

mercredi 23 janvier 2008

Le réveil du petit excité fasciste !

A rimer raciste et terroriste
Nicolas Sarkozy fustige "terrorisme" basque et partisans du GFA

Nicolas Sarkozy n’a certes pas l’habitude de s’exprimer sur les problèmes politiques du Pays Basque, y compris au commissariat de Bayonne en août dernier lorsque la presse l’attendait sur la question de la lutte contre l’ETA.Mais pour le coup, dans la caserne de la gendarmerie de Pau hier, le chef de l’État français s’est livré à un joyeux amalgame, évoquant le "racisme" des "terroristes" dans un discours qui évoquait pêle-mêle les deux policiers espagnols assassinés à Capbreton et les deux gendarmes adjoints blessés à Saint-Palais jeudi dernier, par des paysans soucieux de défendre l’un des leurs.Certes, face aux gendarmes, il s’agissait d’abord, pour Nicolas Sarkozy, de réaffirmer son engagement dans la lutte antiterroriste, "spécialement dans ce département" a-t-il rappelé, "où la question de l’ETA est une question difficile".Flanqué de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, le président a affirmé que "s’agissant des terroristes, il n’y aurait aucune faiblesse"."Peu importe qu’il s’agisse de policiers espagnols", a indiqué Nicolas Sarkozy en allusion aux deux gardes civils assassinés à Capbreton, "ce sont des assassins" a-t-il tranché. Il a ensuite exprimé sa "solidarité à l’endroit de deux gendarmes adjoints qui ont été sauvagement blessés" lors des échauffourées qui ont opposé les partisans du GFA à Saint-Palais jeudi dernier."Tout sera fait pour retrouver les coupables et je compte sur la sévérité de la justice pour que ces coupables puissent rendre compte de ce qu’ils ont fait" a-t-il promis."J’ajoute que ces terroristes, non contents d’être des assassins et des mafieux, sont des racistes.Considérer que toute personne qui n’est pas Basque est de catégorie inférieure et n’a pas le droit de vivre au Pays Basque, c’est du racisme" a déclaré Nicolas Sarkozy sans que nul ne comprenne vraiment la référence.Peu avant, un gendarme expliquait au chef de l’État la "campagne de renseignement" mise en place contre "une intense mobilisation de la mouvance basque locale" et promettait des "interpellations imminentes" dans cette affaire.

le JPB

Je ne sais pas si Sarkozy est completement ignorant du probleme basque, ou s'il fait volontairement tout ces amalgames écoeurants, ce qui est plus que probable, dans le but de créer la haine comme à son habitude, ou si tout simplement sa febrilité de petit facho fait que les mots s'entrechoquent dans son cerveau, une chose est sûre : c'est inacceptable. J'espere que les réactions vont venir.
A noter également sa petite phrase sur les évenements de Saint-Palais : "Quand des manifestants disent 'on va taper des Arabes' j'ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s'attendent à ce qu'on les attrape et qu'on les punisse". C'est sûr, il y a vraiment un gros probleme quelque part, mais c'est dans sa tête.

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dimanche 13 janvier 2008

Torture

En décembre, la justice espagnole a demandé l'incarcération de Gorka Lupiañez Mintegi arrêté en Bizkaia par la guardia civil. Le récit de son voyage et de son interrogatoire est symptomatique des pratiques de la benemerita. Les policiers ont commencé par lui enlever le pantalon et après lui avoir attaché les mains dans le dos, les coups ont commencé à pleuvoir. Gorka explique que l'un des guardia a demandé aux autres de le laisser s'échapper pour pouvoir lui tirer dessus et faire 2 à 1 en référence à Capbreton. Pendant le voyage à Madrid, un guardia derrière lui le frappait continuellement pendant que celui qui était à ses côtés lui pratiquaient le supplice de la bourse. Lorsqu'un guardia a dû uriner à l'occasion d'un passage à un péage, un autre a menacé de lu tirer une balle dans la tête puisque personne ne savait qu'il avait été arrêté. Arrivé à Madrid, les tortures ont continué, la bourse succédant aux coups sur tout le corps, en particulier sur les testicules, ajoutés à l'arrachage de cheveux et la baignoire. Puis un autre supplice que les guardia appellent « aguaparc » et qui consiste à coucher la personneinterrogée sur un matelas, à luiboucher le nez et la bouche et au moment où on le lâche pour respirer, à lui jeter une bassine d'eau provoquant ainsi une sensation de noyade. Enfin, après une première tentative infructueuse de lui introduire un bâton dans l'anus, ils l'ont mis au sol, lui ont relevé les jambes vers l'arrière et cette fois ont fait pénétrer le bâton. Pour couronner le tout, Gorka a dû subir des décharges électriques par l'intermédiaire de câbles attachés sur ses mains. Pendant ce temps les interrogatoires étaient incessants, sans pouvoir dormir et dans l'obligation de pratiquer des flexions en permanence. Les médecins qui ont vu Gorka pendant l'interrogatoire ont donné leur avis favorable à la poursuite de celui-ci.
C’est arrivé près de chez vous.

psoe_tortura

Silence on torture

Nouvelle opération policière

en Euskal Herria

Joan den igandean (2008/01/06) Arrasaten

izan diren bi atxiloketen ondorioz,

konzentrazioak burutu

ziren hainbat tokitan. Izan ere,

Igor Portu eta Mattin Sarasola

gazte lesakarrak bortizki atxilotuak

izan ziren. Atxiloketa eta

bi ordura, bi gazteak, Lesakara,

beren herrira eamanak ziren

etxe miaketetan. Geroztik,

informazioek zabaldu dutenez,

Igor Portu, Donostiako hospitalean

ingresatua dago gorputza

zauriz betea. Medikuek jakin

arazi dutenez, bere egoera

nahiko kaxkarra da : bi saihets

hezur hautsiak ditu, zauri bat

dauka birikian eta belaunetan

zein orkatiletan odolurak nabari

zaizkio. Mattin, bestalde, Madrilera

eramana izan da zauri larri

batzuekin jujearen aurretik

pasatzeko eta guardia zibilaren

esku jarraitzen du inkomunikatuta.

Bi atxilotze horien ondorioz,

poliziak gaur Huescan zulo

bat aurkitu du. Bertan 125

lehergai kilo (nitrato, aluminio,

pentrita) atxeman dituzte detonagailu

eta luzagailuekin.


Les semaines se suivent et se ressemblent en Euskal Herri. Ce dimanche, l'arrestation de deux présumés militants d'ETA à Arrasate a une nouvelle fois donné lieu à l'expression animale des fanatiques représentants de l'Espagne « Une, Grande et catholique » comme ils la définissent euxmêmes. L'une des victimes est encore hospitalisée dans un état grave, l'autre a été transférée devant le parquet du tribunal d'exception et sera probablement maintenu isolé tant que ses blessures et lésions seront encore trop visibles. Au milieu de tout cela les politiques interviennent, avec leur langage habituel, défendant l'indéfendable et justifiant l'injustifiable pour certains, ou réagissant hypocritement pour masquer leur complicité pour d'autres. Vous aurez compris qu'il s'agit d'une part du PP et du PSOE et de l'autre des représentants zélés du gouvernement de Lakua.

LES FAITS
Deux personnes ont été arrêtées à Arrasate, de source policière, lors d'un contrôle fortuit de la guardia civil. Ils ont été emmenés puis, quelques heures après, conduits à leurs domiciles de Lesaka pour effectuer une perquisition. Le village de Lesaka a été totalement cerné par la guardia civil. Selon les personnes présentes, à minuit, les perquisitions n'étaient toujours pas terminées et les deux personnes se trouvaient donc encore à Lesaka. De la suite, nous ne connaissons rien si ce n'est qu'à 3 H 56, suivant les documents émanant d'Osakidetza, administration de la santé du gouvernement basque, et provenant de l'hôpital de Donostia, Igor Portu Jaurena, domicilié à Lesaka, était admis aux urgences. Le bilan dont il a fait l'objet, et qui est également en notre possession, fait état d'une fracture de l'arc costal inférieur de la neuvième côte gauche, d'une pneumonectomie et d'un pneumothorax du côté gauche, d'un foyer de contusion pulmonaire et d'un grand emphysème sous-cutané étendu du niveau cervical au niveau pelvien. De plus, les médecins ont constaté de multiples hématomes au niveau des genoux et des chevilles. Clairement, Igor a dû être hospitalisé avec une côte cassée, un poumon perforé, des hématomes multiples et des chevilles et des genoux sanguinolents.

LA VÉRITÉ SELON RUBALCABA
Les premières versions policières expliquaient qu'Igor s'était débattu, au moment de la perquisition, et que pour le maîtriser, il avait fallu faire usage de la force. Le ministre Rubalcaba affirme pour sa part qu'il y a eu tentative de fuite lors de l'arrestation et que la guardia civil a dû faire usage de la force, dans le respect de la légalité, pour les maîtriser. Affirmation en totale contradiction avec les témoins présents au moment de la perquisition et avec les images de la télévision qui montrent que les deux Lesakar étaient bien portants au moment où elles ont été effectuées. Ce qui montre également que les actes de torture ont eu lieu après minuit et avant 3 H 56. Le maître couvre les serviteurs zélés.

RÉACTIONS EN EUSKAL HERRI
Le ministre de la Justice (EA) du gouvernement de Gasteiz, Joseba Azkarraga, Lors d'une interview à Herri Irratia, met en doute la version offerte par Madrid : « Il y a des choses qui ne collent pas ». Dans la même interview, il demande que soit ouverte une enquête sur ces événements. La porte-parole du gouvernement de Lakua, Miren Azkarate, est intervenus pour souligner la gravité des faits et demander à Madrid des éclaircissements sur les faits. Ella a déclaré que la violence d'ETA ne se combat pas « par la dispersion (se rappelant peutêtre des énormités proférées la semaine précédente - cf Ek 1108) ni par la dénonciation permanente des pratiques de torture, ni en regardant d'un autre côté quand il y a des présomptions qu'elles aient existé ». On attend maintenant que Lakua ouvre des enquêtes sérieuses sur les tortures pratiquées et dénoncées dans les commissariats de la ertzaintza.

L'OMBRE DU GAL ?
L'ex-ministre de l'Intérieur, Jose Bono, qui avait démissionné lorsque Zapatero avait manifesté l'intention de discuter avec ETA, vient de faire des déclarations sur la Radio National de España qui vont dans le sens d'une incitation à la torture ou pire. Il s'adresse à l'opinion publique lui disant qu'elle « se mette du côté où elle doit se mettre ». Et il poursuit, à l'adresse de la guardia civil, sous forme de conseil, : « Qu'il n'y ait pas de morts, mais s'il doit y en avoir, qu'elles ne soient pas de l'Etat ! ». Il faut savoir que Jose Bono se flatte en public d'avoir eu un père falangiste.

UNE CACHE À HUESCA La guardia civil a annoncé ce mardi la découverte d'une cache d'armes appartenant à ETA dans la province de Huesca, en Aragon. Cette cache aurait contenu 125 kilos d'explosifs et des détonateurs. Ce n'est pas la première fois que, pour « justifier » des actes de torture, la guardia civil fait apparaître des caches ou procède à des arrestations à la suite d'événements comme ceux de ce début de semaine alors qu'elle dispose le plus souvent des éléments nécessaires pour le faire avant. Comment imaginer que la guardia aille immédiatement ouvrir une cache d'ETA sans attendre que d'éventuels militants ne s'y présentent ?

Ekaitza

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La manifestation nationaliste se termine à l'assemblée de Corse (Aujourd'hui 21h53)

(Frédéric Bertocchini - Alta Frequenza) - Entre 1.000 et 2.000 personnes environ ont manifesté dans le calme cet après-midi (samedi) dans les rues d'Ajaccio, à l'appel de 18 organisations, mouvements et associations nationalistes. Rapprochement des prisonniers politiques, fichage ADN et violences policières, étaient les revendications principales d'une manifestation pas tout à fait comme les autres. Bloqués sur le cours Napoléon, les organisateurs de la manifestation ont surpris tout le monde en décidant de passer par la rue Fesch afin de traverser la ville, puis de rejoindre l'assemblée de Corse, située cours Général Leclerc. C'est donc sans aucun problème que les manifestatants ont pu rejoindre le bâtiment de la CTC, et même pénétrer à l'intérieur. Au cri des "libertà" et "resistenza", des centaines de militants nationalistes ont pris place dans l'hémicycle. Le drapeau français a été retiré. Jean-Marie Poli (CAR) et Jean-Philippe Antolini ont alors pris la parole, de même que certains leaders politiques comme Jean-Guy Talamoni (Corsica Nazione Indipendente) ou Paul-Félix Benedetti (U Rinnovu). Les manifestants ont dit attendre un signe, un geste du président de l'assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra afin de lever l'occupation. Plus tard dans la soirée, vers 20h00, un contact téléphonique sera enfin possible. Malheureusement, et selon les organisateurs de la manifestation, aucun accord n'a été trouvé avec les élus territoriaux. Vers 21h00, les manifestants ont décidé de lever l'occupation malgré les protestations de certains militants excédés. .

Lefeu à l'assemblée de Corse après l'occupation du bâtiment (Aujourd'hui 22h05)

(Frédéric Bertocchini - Alta Frequenza) - Si aucun incident n'a perturbé la manifestation nationaliste cet après-midi à Ajaccio (voir par ailleurs), ni même l'occupation de l'hémicycle, un feu s'est déclaré au dernier étage de la Collectivité Territoriale de Corse, au moment où les manifestants décidaient de quitter le bâtiment. Rapidement, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux du sinistre. Quelques incidents se sont également déroulés devant les grilles de l'assemblée. Ce début d'incendie, d'origine indéterminée, s'est déclaré dans les bureaux de la présidence. Les policiers ont procédé à une interpellation. Cette arrestation a suscité la colère de plusieurs militants qui se sont brièvement heurtés à plusieurs policiers en civil. Ces derniers ont été renforcés par des CRS en tenue anti-émeute qui ont fait reculer les manifestants, situés devant l'Assemblée de Corse, en utilisant du gaz lacrymogène.

Un CRS blessé et transporté à l'hôpital à Ajaccio (Aujourd'hui 08h35)

(Francescu Maria Antona - Alta Frequenza) - Un CRS a été blessé puis transporté vers le centre hospitalier de la Miséricorde hier soir (samedi) à Ajaccio, au moment où les manifestants quittaient les murs de l'assemblée territoriale de Corse. Quelques heurts se sont alors déroulés. Un homme a été interpellé.



Un attentat à l'explosif a visé samedi en fin de soirée le bâtiment de la délégation militaire départementale à Bastia, sans faire de victime et en provoquant des dégâts légers, a-t-on appris auprès des services de sécurité intérieure de l'île. Peu avant minuit, dans le quartier de la citadelle, une charge d'environ 150 à 200 g, déposée devant la porte d'entrée du bâtiment, a brisé cette dernière et soufflé plusieurs vitres des habitations alentour.

Plus tôt dans l'après-midi, à l'issue d'une manifestation à l'appel de dix-huit mouvements, partis et syndicats nationalistes corses, ayant pour mot d'ordre "resistenza é liberta", des manifestants nationalistes avaient occupé l'Assemblée territoriale de la Corse, à Ajaccio, où un incendie, rapidement circonscrit, s'est déclaré dans les bureaux de la présidence. Les manifestant ont occupé l'hémicycle de l'Assemblée de Corse jusqu'aux environs de 22 heures. Alors qu'ils débattaient de la poursuite de leur occupation, un incendie s'est déclenché au 3e et dernier étage du bâtiment, dans les bureaux d'Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, d'où une épaisse fumée et quelques petites flammes s'échappaient.

Le bâtiment était alors évacué par les manifestants et le sinistre rapidement circonscrit par les pompiers. Mme Michèle Alliot-Marie a fait part dimanche de son "indignation" face aux "exactions" commises. Dans un communiqué commun, Ange Santini et Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse, ont également condamné "avec la plus grande fermeté l'envahissement et les actes de vandalisme dont a été la cible la Collectivité territoriale de Corse".

Samedi en fin de soirée, le procureur de la République d'Ajaccio a indiqué qu'une enquête de flagrance avait été ouverte pour "destruction de bien public à l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en réunion". "L'origine criminelle de cet incendie ne fait aucun doute. L'enquête permettra d'établir les responsabilités des personnes l'ayant commis durant cette occupation illégale", a affirmé le représentant du parquet.

Les organisateurs de cette occupation dénonçaient la "répression" qui serait, selon eux, exercée en Corse avec une soixantaine d'interpellations assorties de prises d'ADN en quelques semaines, pour seulement quelques mises en examen. Le porte-parole du Comité anti-répression, Jean-Philippe Antolini, avait réitéré ses principales revendications : rapprochement puis libération des prisonniers, arrêt des prises d'ADN sur les personnes interpellées et contestation de la condamnation d'Yvan Colonna.

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samedi 12 janvier 2008

Maïs OGM : l'Etat français déclenche la procédure de suspension

Il ne cultivera pas d'OGM en 2008 : il a décidé vendredi, en application du principe de précaution et sur fond de polémiques croissantes autour des organismes génétiquement modifiés, d'engager une procédure suspendant la culture du maïs MON810.

Cette céréale, développée par le géant américain de l'agro-chimie Monsanto, était le seul OGM cultivé sur le territoire français.

Les associations de défense de l'environnement se sont immédiatement réjouies de cette décision, tandis que l'altermondialiste José Bové interrompait illico sa grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par Paris de la clause de sauvegarde auprès de l'Union européenne.

C'est précisément cette activation qu'a annoncée Matignon vendredi soir. "Le Gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.

La clause de sauvegarde, actuellement utilisée par six pays, est prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.

Les 22.000 hectares de MON810 mis en culture, principalement dans le sud-ouest et par 2.000 agriculteurs, ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d'hectares de maïs cultivés dans l'Hexagone.

La décision, "prise en application du principe de précaution, s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM", souligne le texte de Matignon.

Cette "haute autorité provisoire" avait fait état mercredi d'éléments scientifiques nouveaux et de nombreuses interrogations autour de cette culture de maïs OGM.

Cependant, ont nuancé les services du Premier ministre, "les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Le gouvernement annonce d'ailleurs dans la foulée "un plan sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels".

Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense.

La démarche auprès de Bruxelles ne pourra donc être faite qu'après ce délai.

Nul doute que ce choix ne fera pas l'unanimité. Le sujet est brûlant. En attestent par exemple les coups échangés vendredi entre pro et anti-OGM en marge d'un procès de "faucheur volontaire" à Montauban.

Les grands producteurs céréaliers avaient dénoncé jeudi des "mensonges" et de la "politique politicienne" après l'avis rendu par la haute autorité provisoire.

Le président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait pointé des "préjugés" et une "certaine peur de l'avenir", s'attirant de vertes répliques notamment du PS ou du mouvement écologiste Cap 21.

Sarkozy avait indiqué mardi qu'il activerait la "clause de sauvegarde" en cas de "doutes sérieux" sur le MON810.

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jeudi 3 janvier 2008

José Bové en grève de la faim contre les OGM

Le leader altermondialiste José Bové et une quinzaine de militants ont entamé à Paris une grève de la faim pour obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France.

"On démarre et on ira jusqu'au bout, jusqu'à ce que la clause de sauvegarde soit activée", a-t-il déclaré jeudi lors d'un rassemblement au pied de la Tour Eiffel.

José Bové a assuré avoir cessé de s'alimenter depuis la veille et ne boire que "de l'eau".

"J'espère qu'ils comprendront vite et qu'on ne sera pas obligés de mener cette grève pendant des semaines", a-t-il ajouté, reprochant au gouvernement de ne pas tenir sa parole concernant la mise en place d'un moratoire sur les cultures de maïs OGM Mon 810, le seul cultivé en France (22.000 hectares en 2007).

Les grévistes de la faim ont installé leur quartier général dans le "ministère de la crise du logement", rue de la Banque (2ème arrondissement) à Paris, un bâtiment occupé depuis des mois par l'association Droit au logement (Dal).

Outre ces 15 grévistes à Paris, "d'autres personnes se sont engagées à observer des grèves de la faim tournantes sur des périodes courtes en province", a précisé José Bové.

José Bové et ses camarades, près d'une centaine de personnes - militants, "faucheurs volontaires d'OGM", élus locaux - ont remonté le Champ de Mars depuis la Tour Eiffel vers l'Ecole militaire en brandissant des banderoles anti-OGM.

Ils se sont ensuite rassemblés devant le ministère de l'Ecologie, avenue de Ségur, où une caravane a été installée tel un "piquet de vigilance pour symboliser l'action engagée aujourd'hui", selon José Bové qui a été rapidement reçu par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie.

La France décidera d'activer ou non la clause de sauvegarde sur la base de l'avis scientifique que doit rendre "probablement le 9 ou le 10 janvier" le Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a-t-elle déclaré à cette occasion.

"Si l'avis est, soit très défavorable au maïs de Monsanto, soit réservé, on appliquera la clause de sauvegarde en application du principe de précaution", a-t-elle indiqué à l'AFP.

La clause de sauvegarde permet à un pays européen d'interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire à condition toutefois de justifier cette mesure avec un dossier scientifique étayé.

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo avait assuré le 31 octobre devant l'Assemblée nationale que la France appliquerait cette clause de sauvegarde "jusqu'au vote d'une nouvelle loi".

Mais par la suite, le gouvernement a

simplement décidé un gel à minima des cultures OGM jusqu'au 9 février prochain, le temps d'adopter la nouvelle loi.

Les écologistes ne se satisfont pas du gel des cultures pendant l'hiver -les semis ayant lieu au printemps- et exigent également un véritable moratoire en 2008.

L'ancienne candidate PS à l'Elysée, Ségolène Royal a apporté son soutien à l'action de José Bové et ses camarades, à qui elle a rendu visite à leur quartier général jeudi après-midi.

"C'est une question de morale en politique" et "un enjeu de santé publique", a affirmé l'ex-ministre de l'Environnement.

De leur côté, les semenciers affichaient l'indifférence: "nous sommes tout simplement des témoins de ce que fait M. Bové, ce qu'il a décidé de faire, ça le regarde", a déclaré à l'AFP Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS).

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vendredi 28 décembre 2007

Yvan Colonna condamné a perpetuité : une injustice évidente

Blog des Peuples en Lutte
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colonna

Le 12 décembre dernier, Yvan Colonna a été condamné à une peine de réclusion a perpétuité.  

  Le procès a pourtant mis en lumière son innocence.  

  Ce verdict était cependant prévisible, Yvan Colonna est le coupable désigné par le Président Sarkozy et l’appareil antiterroriste français, un acquittement remettrait en cause l’intégrité de ces deux entités.Comment admettre qu’en 10 ans d’enquête, après des centaines et des centaines de personnes interpellées, des vies, des familles brisés, des enfants traumatisés, comment admettre que la section antiterroriste française n’a pas su mener l’enquête a bien ? Il s’agit quand même du fleuron de la police française !   

Dans un article précèdent nous listions les nombreux éléments qui prouvaient l’innocence de Colonna.Nous allons cette fois ci nous attarder sur les éléments dit a charge.   

La fuite
 

La fuite d’Yvan Colonna a été vécue par beaucoup de gens comme un aveux. Pourtant, pendant sa cavale il a écrit une lettre dans laquelle il clame son innocence et affirme vouloir prendre du recul. Mettez vous a sa place, vous savez que l’on vous soupçonne, vous savez que si on vous arrête vous allez croupir en prison pendant 4 à 7 ans, comme c’est très régulièrement le cas pour les détenus politiques corses.A cela ajouter le faite de voir votre photo à la une d’un célèbre magazine avec pour titre « Wanted tueur de prefet ». Que faites vous ? Vous risquez  4 ans de détention préventive ? Que vous soyez innocent ou coupable la logique de la fuite s’impose rapidement.     La suite de l’affaire nous prouve qu’il a eu raison de fuir, durant sa cavale et sa détention préventive,des preuves de son innocence on été révélées et les dérives de la DNAT ont été dénoncées.   

L’accusation du commando  

Une partie du commando aurait avoué qu’Yvan Colonna est le tireur. Puis ces mêmes personnes sont revenues sur leurs déclarations.Pourquoi ?  

Nul n’ignore les techniques d’interrogatoire de la DNAT, violences, intimidations, arrestations de proches pour faire pression.

  Durant le procès on a entendu parler de PV « copier-coller » c'est-à-dire que les auditions se composent de copie d’autres auditions ! Ainsi les membres ont commandons ont signés des PV sans être dont ils ne pouvaient être sur de leur contenu.  

Les aveux auraient été également soufflés, avec un scénario déjà fait d’avance.La personne gardée à vue n’avait alors plus qu’a signer pour mettre un terme à 90 heures de torture blanche.

  Extrait du procès : Me Lemaire : «  Et vous Madame quelle était votre conviction à ce moment-là, M. Colonna est-il coupable selon vous ou pas     ?  » Réponse : « Ma foi, la police le disait... moi je voulais juste rentrer chez moi et retrouver mes enfants (...). Ils me disaient qu’ils allaient les mettre à la DDASS ».    

    L’épouse de Pierre Alessandri s’est exprimée en ces termes : « J’entendais des coups, des gens pleuraient et le juge a menacé d’envoyer mes enfants à la DDASS » « J’étais     perdue, j’ai signé sans regarder »  

  Voici des propos de Pierre Maranelli : « Je sais que c’est pas très honorable…J’ai vu  son nom dans une déposition, puis je l’ais inclus dans tout ce qui se rapporte à moi…Je n’assumais pas ce que j’ais fait .Je cite Yvan Colonna comme une porte de sortie temporaire pour que ma femme sorte de garde à vue. »    

     Marcel Istria,(condamné a 20 ans de réclusion lors du premier procès) :  « J’ai pris des coups.De fortes claques derrière l’oreille.On m’a montré des PV et on m’a dit que c’est du tel ou du tel.Quand tu sors,on va dire que tu es une balance.Comme je n’avais pas de femme et d’enfants,on m’a mis la pression autrement.Quand je disais çà c’est faux,on me frappait.Après on m’a dit : on va en faire nous un faux et tu passeras pour une balance.Comme quoi on peut faire des faux ! On m’a emmené ensuite à l’Hotel Dieu et j’ai toujours un problème de tympan aujourd’hui »  

  Rappelons que la condamnation de Castela et Andriuzzi à 30 ans de réclusion reposait sur de faux PV dont la nature a été révélée lors du procès en appel. Ce procès en appel a démontré les dérives de la DNAT et ces personnes présentées comme les intellectuels du commando ont été acquittées.  

  A propos de fausses preuves, n’oubliez pas que Mathieu Filidori a passé 2 ans en prison.Interpellé dans le cadre de la « piste agricole », des explosifs avaient été retrouvés chez lui.On appris plus tard que ces explosifs avaient été placés là par la DNAT !

Une pensée également pour Marcel Lorenzoni, interpellé également dans le cadre de la piste agricole sous de prétexte fallacieux et qui a passer 18 mois en prison avant d’être innocenté.   Quel crédit accorder a des aveux fait dans un tel contexte ?    

Les membres du commando, cherchaient ils a protégés d’autres personnes en laissant l’accusation planer sur un homme en fuite ? C’est du moins ce qu’ils ont laissé entendre.   

Pourquoi Colonna ?
 

Si les aveux ont été suggérés, pourquoi s’en prendre a Yvan Colonna ?    

D’abord Yvan Colonna est un ami d’Alessandri et Ferrandi. Et on le sait bien les proches de nationalistes sont souvent surveillés et interpellés (conf affaire Carlotti).Colonna est également connu pour être un militant droit et honnête.   Et puis, pourquoi Colonna, mais pourquoi les centaines de personnes interpellées et suspectées durant l’enquête.La police a quand même interpellée tous les éleveurs d’une région de corse! Yvan Colonna n’est qu’un parmi d’autres.Ca aurait pu être Filidori si les fausses preuves de la DNAT n’avaient pas été découvertes !   Une fois de plus, rien de permet de dire que Colonna est coupable.    

Une disculpation du bout des lèvres ?
   

Tous les membres du commando ont affirmé qu’Yvan Colonna était étranger a l’affaire de Pitrusedda et a l’affaire Erignac.On a lu et relu dans la presse les propos d’Alain Ferrandi présentés comme ambiguë : «  Tu es un homme d’honneur. Si tu avais participé, tu aurais revendiqué. Par conséquent, je peux affirmer que tu n’y étais pas  ». Notons que bien     souvent la dernière phrase n’était pas citer...    

Peut on vraiment y voir de l’ambiguïté ? Quoi qu’il en soit c’est le seul fait du procès qui est discutable, c’est le seul élément qui est sujet a appréciation.Le reste n’est que preuves et faits  irréfutables.N’est ce pas mince pour gâcher la vie d’un homme et de sa famille ?  

Le troisième homme    

Un témoin affirme avoir vu trois hommes.La délocalisation du procès n’a absolument rien prouvé. Par contre une reconstitution aurait été sans doute beaucoup plus parlante.Au sujet de ce troisième homme, il s’agissait sans doute de Martin Ottaviani,le chauffeur du commando,qui affirme avoir fait le guet dans la ruelle.

La lettre du père d’Yvan Colonna à l’épouse de Claude Erignac.

     Voici un extrait de cette lettre "Le soir du 6 février nous avons imaginé et partagé votre détresse. Aujourd'hui, pour lui, pour nous... nous vous     demandons pardon ainsi qu'à vos enfants et à tous ceux à qui nous avons fait du mal" On peut comprendre la détresse et le doute d’un père face a un assassinat dont le principal accusé (et     condamné d’avance) est son fils.Voici ses réponses lorsque l’accusation l’a questionné sur le sujet : « Le doute est humain » « Si vous voulez me faire admettre     que j'ai eu des doutes de A à Z à ce moment là, je les ai eus » « Mais je ne les ai plus » « mon fils est i-nno-cent ».  

Vous venez de lire les points « sensible » du dossier Colonna, y voyez vous des raisons de sa culpabilité ? Y voyez vous des raisons d’une condamnation a perpétuité ?

Un verdict révélateur  

Le verdict lui-même prouve que les magistrats ont un sérieux doute. En effet Yvan Colonna n’a pas eu de période de sûreté (22 ans) comme Alessandri et Ferrandi.La réclusion à perpétuité assorti de 22 ans de sûreté est la plus lourde peine française.En ne l’appliquant pas  Yvan Colonna, la cours admet qu’il n’est pas le tireur.Mais alors ou le place t on dans cette histoire ? Les magistrats disent l’avoir condamné sur intime conviction, en droit français l’intime conviction n’est utilisée que pour des acquittements, jamais pour des condamnations !  

Nous voyons bien ici que la condamnation d’Yvan Colonna est éminemment politique,car son innocence désavouerait Nicolas Sarkozy qui a, à deux reprises bafoué, la présomption d’innocence de Colonna. De plus cela remettrait de nouveau en cause les méthodes de l’appareil anti terroriste français. Il fallait un coupable, ils en ont trouvé un.

 

La personnalité du Commandant Lebbos et de Roger Marion (DNAT).  

     C’est l’homme du faux PV contre Vincent Andriuzzi, celui du PV antidaté également.Cette homme qui a été accusé de vol de matériel et de coups et blessures sur sa femme était un pilier de la DNAT.C’est lui qui a interrogé Didier Maranelli,le premier  à avoir signé des accusations contre Colonna.C’est cette personne qui a été dans la cellule de Colonna pour lui dire « On va s’occuper de toi,tu va en prendre pour 30 ans »  

  Lors du tapissage face a un témoin occulaire il a demandé a Colonna de porter des vêtements clair,tandis que les autres personnes « tapissés » était vêtu de manière sombre.Que faut il en conclure ?  

Le commandant Lebbos a également constitué un faux en rédigeant une réquisition au nom d’un de ses collègues affirmant que le frère d’Yvan Colonna le suivait…Toujours ce même homme qui détourne la procédure pour retrouvé l’adresse de son ex femme.Ou encore qui enquête sur une femme juste parcequ’il la trouve fortement a son goût. Tout ceci a été dit pendant le procès et retranscrit dans l’hebdomadaire corse Arritti !

  Rajoutez a cela Roger Marion pris en flagrant délit de mensonge face à la cour,tant il dit avoir entendu directement les aveux de Maranelli,tantôt il était sorti prendre une bière(!),tantôt on l’a informé par téléphone…no comment. Roger Marion était quand même le chef de la DNAT. Il est également accusé d’avoir créer des faux, torture dans d’autres affaires .  

  Est-ce là la crème de la police française ?    

Des méthodes d’interrogations douteuses, une guerre des polices, une enquête qui part dans tout les sens, bafouant les droits de l’homme. Des enquêteurs prêt a tout pour trouver les coupables,la nécessité politique de designer un tireur,puis le lynchage médiatique.Voilà comment un berger corse se retrouve ennemi public numéro 1, puis condamné à perpétuité.  

Cette condamnation est une insulte faite aux corses, mais également aux français. Cette décision prise en leur nom, et dont tout le monde sait qu’elle est injuste, envoie un message fort.

  Espérons que, comme Castela et Andriuzzi, le procès en appel soit celui de l’acquittement.

      Retrouvez les éléments qui innocente Colonna ici

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samedi 22 décembre 2007

18/98: un jugement "arbitraire et injuste"

Le JPB

Les peines de 525 ans à l’encontre de 47 personnalités du monde culturel et social provoquent une réaction en chaîne

L’ex-président du PNV Xabier Arzalluz ; l’ex-présidente d’EA Begoña Errazti; Mertxe Colina, membre du secrétariat d’Abertzaleen Batasuna; Mikel Etxaburu, membre du Bureau National de Batasuna; Kepa Bereziartua et Txarli González Lorente, président et secrétaire général d’ANV; le parlementaire écolo-communiste Oskar Matute; Joxe Iriarte, Bikila, du courant Zutik; Jon Abril, vice-coordinateur d’Aralar; Adolfo Muñoz, secrétaire général adjoint du syndicat ELA; Txutxi Ariznabarreta, responsable de communication de LAB ; Jesus Uzkudun, du syndicat CCOO; Belen Arrondo, de STEE-EILAS ; Paul Nicholson, du syndicat agricole EHNE; Modesto Garcia, des transporteurs de HIRU ; Antton Lafont, présidente du Conseil économique et social basque; PaulRios, coordinateur du mouvement social Lokarri, les bertsolari Unai Iturriaga et Igor Elortza; le chanteur de Barricada Enrique Villarreal, Drogas; Mikel Luluaga, de Bai Euskal Herriari ; Aitor Balda e Izaskun Guarrotxena, représentants d’Elkartzen et de Bilgune Feminista; des professeurs universitaires tels que Ramón Zallo, Iñaki Antigüedad ou Paco Letamendia, Ortzi...

La grande salle de conférences de l’hôtel Carlton à Bilbao semblait petite pour accueillir les représentants du monde politique, culturel et social du Pays Basque qui s’y sont donné rendez-vous pour dénoncer un "jugement arbitraire et injuste" et se montrer solidaires des 47 personnes condamnées cette semaine dans le cadre du macro-dossier 18/98. En leur nom, Mariano Ferrer, journaliste et membre de la plateforme 18/98+, a rappelé que dans le macro-dossier 18/98 plus de 250 personnes ont été mises en examen et que le procès dont le verdict vient d’être notifié n’est qu’une partie de l’iceberg judiciaire. Il a évoqué les "sociétés liquidées, les médias fermés, les organisations politiques interdites, et des associations populaires de tout genre criminalisées" depuis l’ouverture des enquêtes en 1998. Derrière cette vaste opération il n’y avait qu’une illumination judiciaire et une impulsion politique", a souligné Mariano Ferrer, en référence au juge de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón, au gouvernement de droite dirigé par José María Aznar et au gouvernement socialiste qui l’a suivi.

Criminalisation collective

Selon Mariano Ferrer, "ils ont tenté de mettre sur le dos du nationalisme en général la responsabilité de la persistance de l’ETA", et sur la gauche abertzale "le stigmate de sa supposée intégration dans l’ETA". Et cela pour "déstructurer le noyau le plus actif et coriace de l’espace civique indépendantiste".

Pour cela, l’Etat a utilisé plusieurs instruments, dont "la criminalisation collective, le développement de la thèse Œtout est l’ETA’ dont le point culminant est le jugement qui nous rassemble ici". Deuxième instrument: "la construction juridique d’un Etat d’exception non déclaré" qui permet la "persécution pénale arbitraire". Et troisième instrument, "l’orchestration médiatique ayant pour but d’endormir les consciences et l’opinion publique" espagnoles.

"Les principes de légalité, d’égalité devant la loi, le droit à l’intégrité physique, à la liberté idéologique, à la sécurité juridique, à l’honneur, à l’inviolabilité du domicile, au secret des communications, à la liberté d’expression, d’association et de réunion, à la tutelle judiciaire effective, à la présomption d’innocence ont été bafoués", a regretté Mariano Ferrer. Pour la plateforme 18/98+, "l’Audience Nationale n’est pas là pour juger, mais pour punir. Cela n’a été qu’un procès politique".

Et de souligner que, dans le cas d’une douzaine de prévenus ayant dénoncé des tortures, "le tribunal tout simplement s’est moqué d’eux".

"Ils ont été accusés sans preuves, ils ont subi la détention préventive, ils ont dû payer des cautions exorbitantes" a ajouté Mariano Ferrer tout en évoquant les témoignages de juristes qui ont participé au procès en tant qu’observateurs internationaux.

Le premier, celui des avocats allemands Martil Poell et Volker Gerloff qui avaient déclaré : "on nous avait dit qu’on assisterait à un procès sans preuves, mais ce qui nous n’imaginions pas c’était que nous aurions affaire à un procès sans délit". Le deuxième, celui d’August Gil Matamala, ancien président des juristes européens, lequel, constatant que l’enquête ne comportait que des documents rédigés par la Garde Civile et la Police Nationale espagnole, avait déclaré: "un jour, ce sont les policiers qui vont rédiger les verdicts". Selon Mariano Ferrer, ce jour-là est arrivé.

D’autres réactions ont suivi celle de la plateforme 18/98+, dont celle du ministre basque de la Justice, Joseba Azkarraga. Au nom du gouvernement basque, il a affirmé aujourd’hui que ce verdict "emprisonne des idées".

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mardi 18 décembre 2007

Des milliers de manifestants contre le projet de TGV au Pays Basque sud

Plus de 15 000 personnes ont participé samedi à Arrasate à une manifestation de protestation contre la construction du "Y basque", la ligne de train à grande vitesse reliant les trois capitales de Bizkaia, d’Araba et de Gipuzkoa. Organisée par la plateforme AHT Gelditu!, ce mouvement est "le plus important qu’il y a eu jusqu’à présent contre ce projet de TGV".

Mila Elorza, maire de la ville d’Angiozar, a dénoncé au nom des organisateurs "les impacts sociaux, Des milliers de manifestants contre le projet de TGV au Pays Basque sud

Plus de 15 000 personnes ont participé samedi à Arrasate à une manifestation de protestation contre la construction du "Y basque", la ligne de train à grande vitesse reliant les trois capitales de Bizkaia, d’Araba et de Gipuzkoa. Organisée par la plateforme AHT Gelditu!, ce mouvement est "le plus important qu’il y a eu jusqu’à présent contre ce projet de TGV".

Mila Elorza, maire de la ville d’Angiozar, a dénoncé au nom des organisateurs "les impacts sociaux, environnementaux et économiques du projet". Elle a accusé le gouvernement de la Communauté Autonome Basque, à l’initiative du "Y Basque", "d’imposer un macroprojet gaspilleur et inutile". Mila Elorza a estimé que le "Y basque" vient "renforcer un modèle économique et social porteur d’un important déséquilibre écologique". La ligne devrait relier d’ici à 2013 Bilbao, Vitoria-Gasteiz et Donostia Saint-Sébastien et devrait servir également de connexion entre le TGV français et les lignes hispano-portugaises.

Les membres d’AHT Gelditu! ont dénoncé l’absence de débat public autour d’une question qui "incombe à toute la société". Dans ce sens ils ont dénoncé les mesures d’interdiction des consultations populaires organisées dans certaines communes.

Des représentants politiques d’EHAK, Zutik, Batasuna, Aralar et ANV, ainsi que des responsables syndicaux ont participé à la marche.

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Pour la mise en oeuvre d’un cadre d’autonomie en Pays Basque nord

Près d’un millier de manifestants ont défilé samedi à Bayonne en faveur de l’autonomie

Plusieurs centaines de manifestants (850 selon les organisateurs) ont défilé samedi après-midi dans les rues de Bayonne pour réclamer la mise en ¦uvre d’un statut d’autonomie pour les provinces basques du Labourd, de la Basse-Navarre et de Soule. Organisée à l’appel d’un groupe de personnalités à titre individuel et soutenue par les partis basques Eusko Alkartasuna et Batasuna, la mobilisation a obtenu l’appui des mouvements Corsica Nazione Indipendente (Corse), Tavini Huiraatira (Tahiti) et Anaram Au Patac (mouvement de la gauche révolutionnaire occitane).

Les manifestants sont partis vers 16h30 de la place des Basques, ils sont passés devant la Sous-préfecture, fortement protégée, et ont suivi leur chemin vers le siège du Conseil général. À un moment donné du défilé, le cortège s’est vu arrêté par un grand panneau avec l’effigie du président de la République française Nicolas Sarkozy prononçant la phrase: "Le Pays Basque ça n’existe pas!".

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Cet obstacle symbolique surmonté, les manifestants se sont rassemblés devant le Conseil général où le représentant d’EA pour le Pays Basque nord et Haizpea Abrisketa, membre du Bureau national de Batasuna, ont pris la parole au nom des organisateurs. Tous les deux ont appelé à la mise en place pour le Pays Basque nord d’un "cadre d’autonomie" doté de "larges pouvoirs exécutifs et législatifs", à l’image de ce qui se fait en Europe. Selon Manex Pagola, face aux refus de Paris, il faut travailler pour l’autonomie avec de la "prudence" et en "respectant les droits de l’Homme".

Haizpea Abrisketa a pour sa part vivement dénoncé la "politique de répression" qui vise les militants basques et a évoqué les récentes arrestations opérées sur les deux versants des Pyrénées. Des interpellations qui font partie d’un "montage policier" destiné à "diaboliser" le message abertzale. Face à cela, elle a appelé à répondre "en tant qu’abertzale, avec plus d’initiative politique, avec plus d’initiative sociale, avec plus d’initiative citoyenne".

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samedi 15 décembre 2007

Le Conseil général entérine l´abandon de la Transnavarraise !

le JPB

La commission permanente du Conseil général a délibéré à l’unanimité pour abandonner le projet de Transnavarraise

Ca y est c’est fait. A l’unanimité, la trentaine de membres de la Commission permanente du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques a délibéré pour abandonner le projet routier devant relier Salies-de-Béarn à Pampelune. L’exécutif du département réuni à Urrugne a acté l’arrêt des études de la Transnavarraise et la rupture de la convention signée en mars 2003 avec le gouvernement foral de Navarre. Comme annoncé la veille par la conseillère navarraise aux Transports Laura Alba, qui a déploré cette décision, et déclaré que pour sa part, il serait absurde faire une route qui s’arrêterait sur les montagnes.

Après 10 années de combat, les membres de Leia ont savouré hier une "victoire" qu’ils ont mise sur le compte de "l’importante mobilisation, l’opposition déterminée, des habitants de Basse-Navarre". Du coup, l’association opposée au "projet de couloir à camions" annule la montée prévue à Pau à l’occasion de la séance plénière de l’assemblée départementale. Puisque la décision est désormais officielle, et même si les opposants auraient préféré une décision de l’assemblée délibérante, la même qui avait voté le lancement des études voilà cinq ans pratiquement jour pour jour. En revanche, Leia organisera le 30 décembre, "date de la manifestation historique de Saint-Palais" précise Antton Etcheverry, une grande fête à laquelle sont invités tous les opposants à la Transnavarraise. Pour savourer la victoire et "le nouveau recul de Jean-Jacques Lasserre".

Les raisons avancées par le président de Jean-Jaccques Lasserre, rappelées par la délibération de la commission permanente, pour abandonner le projet sont jugées "fallacieuses" par Christine Maynard. La militante de Leia rappelle que l’opposition de la Région et l’absence de financements de l’Etat sont connues de longue date. Elle concède que le troisième argument développé par J.J. Lasserre, "véritable celui-là" est l’opposition des municipalités; "il n’a pas mentionné les élections de 2008, ni l’opposition des habitants".

2,5M € "engloutis"

Les membres de Leia mettent en avant que cette lutte de longue haleine "dément le fatalisme ambiant face aux décisions du pouvoir", en dépit du large éventail des méthodes pratiquées par les promoteurs du projet: "cacher l’information, ne pas consulter les habitants, convoquer la gendarmerie pour empêcher la participation aux réunions, la diabolisation des opposants, et jusqu’aux négociations secrètes avec les propriétaires fonciers". Un exemple valable ailleurs" pour Daniel Olçomendy. Et Antton Etcheverry de déplorer "les 2,5 millions d’euros engloutis dans des études que personne ne demandait, mis à part la Navarre".

Un conseiller général socialiste a fait remarquer hier soir que la délibération entérinant l’abandon du projet est justifiée par l’absence de financements; "et si demain les financements sont assurés?" Leia promet de garder un oeil vigilant sur ce qui se passera en Navarre et au Conseil général. Sait-on jamais.

Posté par xig_eh à 20:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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